
Le devoir d'un bon entraîneur est "
d'avoir du respect pour: toi-même, l'adversaire, le public, et les autres".
Voici la devise de Toni Nadal, entraîneur célèbre du petit génie de la terre battue, Rafael Nadal. Chez eux, la compétition est une histoire de famille.
Depuis l'âge de 5 ans, l'actuel numéro 1 mondial, placé sous l'oeil protecteur de son oncle, effectue sa progression en suivant ses bons conseils. Jamais un nuage n'a semblé affecter le binôme qui marche toujours dans la même direction.
Apprécié pour son honnêteté, sa franchise et sa disponibilité, Toni Nadal s'est confié à un magasine italien
La Gazetta dello Sport en donnant son point de vue sur sa carrière et celle de son neveu.
"Son éducation a été faite par son père." explique Toni en parlant de Rafael.
"Avec moi, il a appris la discipline, à travailler dur, et à ne jamais chercher d'excuses." Placé auprès de Rafael depuis sa plus tendre enfance, l'entraîneur a amplement contribué à l'évolution de son joueur dont il connait les états d'âme par coeur:
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Parfois, un joueur a besoin de décharger ses nerfs sur sa raquette, son entraîneur ou le terrain. Lorsqu'il avait 10 ans, Rafael aimait aller pêcher avec ses amis. Quand il perdait, il se lamentait. Je lui disais:' soit tu t'entraînes à être un pêcheur, soit tu t'entraines à être joueur de tennis.' Et durant sa carrière, il n'a jamais cassé une seule raquette."
En revenant sur le passé de Rafael, Toni Nadal n'a pu s'empêcher de raconter quelques petites anecdotes, au cours desquelles sa pédagogie a brillé:
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Il y a quatre ans, avant de jouer contre Hanescu, il voulait se manger 4 croissants au chocolat. Son manager, Carlos Costa m'a dit qu'il ne devait pas le faire. Je lui ai répondu :' laisse-le, s'il a mal à l'estomac, ca lui apprendra.' A l'Us Open 2005, il s'était plaint des balles et je lui ai dit: ' si tu veux, nous pouvons retourner à Majorque...' L'adaptation n'est qu'une question de mental... L'entraînement passe aussi par la parole, qui doit être dure pour maintenir une certaine discipline. Le devoir est difficile parce que la vie l'est aussi. Autrement, on ne peut pas gagner Roland Garros 4 fois et 1 fois Wimbledon."
Malheureusement blessé depuis Bercy, Rafael Nadal a du écourter sa fin de saison en faisant l'impasse sur le Masters de Shanghai et sur la finale de la Coupe Davis. Sur son avenir, Toni a tenu a donner son avis:
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Nous espérons qu'il gagnera son 5e Roland Garros en 2009.":

Mais malgré les blessures qui ont souvent affecté son tennis. , l'Espagnol s'est toujours maintenu à niveau, grâce à une mentalité de fer qu'a su lui inculquer son oncle:
"Il y a un an, il avait perdu contre Nalbandian et Youzhny. Je lui ai dit qu'il devait toujours se battre jusqu'au bout car il y a toujours une possibilité. Je lui ai dit qu'il devait se battre comme lorsqu'il avait 8 ans et qu'il était opposé à des adversaires de 12 ans. Avant la rencontre, je lui ai dit: 'va y tranquille. Si les choses tournent mal, je suis sûr que la Providence va faire en sorte qu'il pleuve, et la partie sera ajournée.' Il perdait 3-0 avant de remonter à 3-2. Et, tandis que nous espérions qu'il s'arrète là, il m'a dit: 'je peux gagner'. Après s'être hissé à la tête du classement mondial, Rafael a atteint les objectifs qu'il s'était fixé pour la saison 2008, en détrônant le grand Roger Federer, alors confortablement assis sur son trône, depuis quelques 4 années.
S'il avait son talent, Rafael ne perdrait jamais." a confié Toni Nadal.
"Il a beaucoup de respect pour lui. La grande force de Rafa est de toujours rabattre la balle à l'intérieur du terrain. Il possède cette capacité, mais elle n'est pas exceptionnelle. Il a eut l'intelligence de garder toujours la même équipe, le même entraîneur, le même préparateur physique, et aussi la même fiancée...". Pour le concerné, il se contente de se focaliser sur les grands évènements à venir, dont l'Open d'Australie qui marquera le grand départ de la nouvelle saison: "
C'est le premier objectif, mais je ne vis pas en pensant que je débute l'année en tant que numéro 1. Simplement, je m'entraîne tous les jours, parce qu'à 22 ans, il faut évoluer. Et dans un sport aussi compétitif que le tennis, si tu n'évolues pas, tu te fais vite dépasser." Paroles très réfléchies pour un jeune joueur qui porte en lui toute l'expérience et la sagesse d'un homme, discrètement assis dans les tribunes lors des tournois, mais dont l'analyse et les conseils demeurent essentiels pour aller jusqu'au bout et porter ses capacités jusqu'au sommet du tennis international.