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Deux matchs en 6 tournois... C'est la triste moyenne qui s'affiche désormais au compteur de Fernando Verdasco depuis son 1/4 de finale à l'US Open face à Rafael Nadal, l'an dernier.
Depuis, c'est le trou noir. Vaincu au premier tour par l'allemand Benjamin Becker à Bangkok puis par Philipp Kolhschreiber à Beijing et Thiemo de Bakker à Shanghai, on pouvait alors remettre le poids de ses lourdes contre-performances sur le dos d'une saison sur terre particulièrement chargée.
"Perdre contre Rafa, c'est normal", confiait-il avec assurance durant l'été, lorsqu'il n'en finissait plus d'enchainer les coups d'éclat.
Mais qu'en est-il de la suite? Le rival principal du n°1 mondial durant la belle saison pouvait encore accuser une baisse de régime légitime aux abords de la fin d'année. En difficulté sur ses services, victime d'une "période difficile" selon les confessions obscures de son compatriote Feliciano Lopez, le bel espagnol n'était plus que l'ombre de lui-même.
Seulement, revoilà déjà la saison nouvelle, la tournée australienne et les conférences de presse à foison qui laissent le coeur des passionnés plein d'espoir.
"Je me sens bien", disait-il aux abords du tournoi de Brisbane."J'ai travaillé durement pendant l'inter-saison. Ca va super. Je suis confiant et j'espère effectuer la meilleure saison de ma carrière."
Super? Pas vraiment. Le premier tour se profile. Première rencontre sur le court face à l'Allemand Benjamin Becker, son bourreau de Bangkok. Match de difficulté moyenne pour l'actuel n°9 mondial, habitué depuis 2 ans, aux débuts d'année tonitruants:
Et pourtant... En 3 sets les espoirs s'envolent, les brumes d'incertitude de la saison passée reviennent en masse. 1-6 7-6(2) 3-6. Fernando Verdasco ressort la tête basse, le visage marqué. Les saveurs de la victoire ne sont pas encore à l'ordre du jour.
Deuxième prestation. Même histoire. Lui qui tenait le titre au tournoi exhibition AAMI Kooyong Classic s'incline à quelques points du match, face à un Gaël Monfils plus explosif que jamais. 4-6 7-6 6-4.
L'espagnol applaudit les effusions acrobatiques de son adversaire qui enflamment le public australien. Mais qu'en est-il de celui qui promettait un retour en force? Qu'en est-il du 1/2 finaliste de l'Open d'Australie? Celui qui, hier encore, s'opposait fièrement au maitre Nadal?
Simple mise en jambes tardive ou réelles difficultés? Notre n°9 mondial parviendra-t-il à recouvrer sa combativité d'antan ou sommes-nous en train d'assister aux effluves fugaçes d'un génie qui s'estompent?