Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

TOUT ce que vous devez voir et savoir sur le monde du tennis et ses stars. Les derniers potins, les vidéos des matchs, les propos insolites sont à trouver ici !

Publicité

Nadal dans "Times Online"

 

(...)

 

La première question est aussi inévitable que la chaleur de son accueil et il répond :
"Je me sens un peu fatigué, mais seulement dans l’épaule à cause de l’entrainement. Le genou va parfaitement bien."

Puis, savoir comment il appréhende la saison prochaine, sa 7e sur le circuit, en ayant été propulsé sur la scène dès l’âge de 15 ans, à Monte Carlo, en 2003 ? "Bien sur, comme tout le monde, je vais être un peu tendu, mais après quelques matchs, tu trouves ton rythme et commence à jouer à ton niveau habituel ", dit-il. «"Est-ce que je crains quelque chose en particulier ? Je ne pense pas que craindre soit le mot juste. Peut-être que j’appréhende un peu parce que, quand je me rends sur un court, que ce soit à la finale de Wimbledon où au premier tour d’Umag, je sais que je peux perdre mais également que j’ai une grande chance de gagner. A la finale de Wimbledon, cette année, il y avait un risque pour que je perdre, mais je ne craignais pas de perdre."

Rafael n’a pas mis longtemps à se mettre dans le bain et aller jusqu’au bout de ses matchs en 2008 et ce durant toute une année. Bien qu’il admette qu’avoir surmonter les épreuves d’endurance durant la saison sur terre battue et avoir gagner durement sa finale, à Roland Garros, 4 années d’affilées, fut un vrai régal, son succès à Wimbledon, sur herbe, contre quelqu’un qui voulait poser sa 6e victoire sur le terrain, Roger Federer, lui a procurer une émotion particulière qui ne peut être égalée. Nadal menait 2 sets à rien, a perdu le 3e set interrompu par la pluie, au tie break et après avoir eu 2 balles de match durant le 4e set, s’est fait corriger.

 

"Je continuais à y croire ", dit Nadal, bien que l’attitude de son entourage laissaient clairement entrevoir qu’ils n’étaient pas si sereins. "Je savais que j’étais au plus proche de la défaite que quelques minutes auparavant,mais j’étais également proche de la victoire, alors j’ai continué à positiver.Je savais que c’était important, pour moi, de garder mon service durant les 3 premiers jeux. Si j’avais une occasion sur son service, cela aurait été parfait mais j’avais besoin d’aller jusqu’à 3-3, au moins, parce que je savais que, s’il gagnait le 3e et 4e sets, il allait me pousser à bout dans le 5e. Je ne pensais qu’à tenir mon service et, il s’est avéré qu’il à mieux servi que moi durant le 5e, mais je lui ai lfait sentir que j’étais toujours bien présent. Si j’allais jusqu’à 4-4, 5-5, alors la pression était la même pour nous deux, non ?"


Nadal n’a jamais douté. "C’est stupide d’être négatif, " dit-il. "Si tu rêves de gagner Roland Garros, ou de gagner Wimbledon, pourquoi être négatif ? Tout le monde dit que le style de jeu sur herbe n’est pas pour Rafa. Quand je suis arrivé à Roland Garros, cette année, j’avais gagné 3 titres sur terre battue alors j’étais favori, Federer gagne Estoril, va jusqu’en final de Monte Carlo et Hambourg, il est favori ; Djokovic gagne Rome et va jusqu’en demi-finale de Monte Carlo et Hambourg, alors il est favori aussi!


Sur Terre battue, je connais la tactique, ca se joue là [ il place son bras sur la droite ], ici [ il le place à gauche], et ca peut aller jusqu’à là [ nous ne révèlerons pas ce coup là !]. Qui est numéro 1, No 5, No 10, No 30 sur herbe ? Sur herbe, il n’y a pas autant de marge de sécurité. Deux bons retours, et tu te retrouves avec des balles de break, et le match se joue là.

L’année dernière, j’avais un tableau terrible, Mady fish au 1e tour, Robin Soderling [ un match qui s’est joué en 5 jours ] Mikhail Youzhny, Tomas Berdych, Djokovic et j’ai perdu la final contre Federer, en ayant été à deux doigts de la victoire.


Peut-être que la chance de ma vie venait de s’envoler, alors oui, j’ai pleurer, pendant près d’une heure. Je ne pleure que pour des circonstances spéciales… y'a pas de mal à cela, si ? Cette année, j’ai joué le Queen’s juste pour m’amuse – une première victoire, puis deux, tout allait bien – et puis j’ai gagné le titre [ en admettant que la finale contre Djokovic n’était pas pour rire du tout ], alors, à la place de n’avoir aucune préparation, je me suis bien préparé. Je me sentais bien. J’étais le favori. C’est différent. Gagner, cette fois-ci, je vous le dis, ca a été très spécial."


Nadal, après cette victoire et beaucoup d’autres, s’est emparé de la première place au dépend de Federer, après 231 semaines de règne. Cela a, de toutes évidence, changer ses rapports avec le Suisse. "Croyez-moi, rien n’a changé" dit-il. "J’étais très content d’être numéro 2, and je suis très content d’être numéro 1 maintenant, mais nos rapports sont les mêmes. J’ai remporté beaucoup de titres cette année, alors je devrais changer mes rapports avec lui parce que je suis numéro 1 ? C’est stupide…"

Etre numéro 1 au début de l’année ajoutera un peu plus de pression et les commerages disent que, le style de Nadal, l’honnêteté concernant ses conditions physiques, la dureté de ses déplacements, le condamne à être rattrapé plus tôt que prévu. "Vous vous souvenez de moi à 16 ans ?" demande t’il. " On disait la même chose. Maintenant j’en ai 22, et tout va très bien. Je respecte les opinions, mais parfois, les gens parlent sans penser. Ils disent que ma carrière va être courte, mais je suis là depuis 7 ans. Si j’arrête à 25 alors ca en fera 10. Mais, vous savez, à me regarder jouer, au jour d’aujourd’hui, comparé à ce que je faisais il y a 3 ans, je cours beaucoup moins parce que je joue bien plus dans le terrain et que j’ai amélioré mes coups.


La fin de ma carrière pourrait être due à des problèmes physiques, mais je pense que cela ne viendra que lorsque je n’aurais plus d’espoir d’améliorer mon tennis, quand la motivation de gagner des titres – et pas seulement des grands chelems- sera partie. Si je suis 20e mondial et toujours satisfait de mon jeu, alors je continuerai à jouer. Mais jouer 8 années de plus avec ce calendrier, je vous le dis, c’est impossible."

Après cela, il est retourné s’entraîner pendant quelques heures de plus, puis rejoindre sa famille pour un diné de Noël à Majorque, là où il participera au repas de fin d’année, ouvrira ses cadeaux, et retourna dans la maison de ses parents, le jour de Noël.

Des gambas seront au menu, a-t-il dit. Puis il m’a serré la main, et rappelez-vous de cela, durant l’interview la question lui a été posé de savoir comment il aimerait que l’on se souvienne de lui. Sa réponse fut : "comme quelqu'un de bien... oui, comme quelqu'un de bien, rien de plus."

 



Neil HARMAN, pour The Times Online, traduction Ev.THIEL

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article