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Coach international et spécialiste du tennis, Patrick Mouratoglou confie son sentiment sur le retour de Roger Federer parmi les meilleurs depuis la fin de l'année 2011. Un équilibre qui semble s'installer après la forte domination de Novak Djokovic.
Quelle bonne nouvelle que de revoir Roger Federer au plus haut niveau. Sa victoire à Madrid est une confirmation supplémentaire qu’il est bel et bien l’un des hommes revenus en grande forme de cette année 2012. Au-delà de l’immense plaisir de le voir rejouer son tennis si inspiré, unique, il permet de resserrer les forces en présences, et de relancer l’incertitude quant aux vainqueurs dans les tournois majeurs.
Federer, l’art de l’adaptation
Il est vrai que la surface madrilène a favorisé les attaquants. La difficulté à parvenir à obtenir de véritables appuis solides, celle à se stabiliser après une glissade a sérieusement handicapé les défenseurs, les contreurs tels que Nadal et Djokovic. Ces conditions de jeu anormales, condamnées par la quasi-totalité des joueurs du circuit, ont contraint à l’adaptation et, comme d’habitude, c’est le Suisse le plus efficace dans ce registre. Il a, en effet, toujours su mieux que quiconque, se jouer des éléments. Son relâchement, ses qualités de dissociation et de coordination, lui permettent toujours très rapidement de s’adapter à une nouvelle surface, aux éléments extérieurs tels que le vent, et c’est donc tout naturellement qu’il a su tirer son épingle du jeu dans ces conditions extrêmes sur une surface très difficile à jouer. Il s’est notamment appuyé sur sa très bonne première balle de service pour s’ouvrir le terrain et faire effectuer de grands déplacements à l’adversaire.
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