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Un vent de tempête souffle sur le circuit ATP. Roger Federer, élu président au Conseil des Joueurs évoque une situation clairement tendue à laquelle Rafael Nadal demissionna de son poste de vice-président, quelques mois plus tôt. Une grêve avait même été envisagée par les joueurs afin de remédier à un calendrier sur-chargé.
«Pourquoi continue-t-on à vendre des billets à Roland Garros et à Wimbledon alors qu’il n’est pas sûr que ces tournois se disputent?» Ce pavé dans la mare lancé par Milos Raonic – matricule 25 au dernier classement publié par l’Association des joueurs professionnels – à Miami le mois passé a jeté un froid. Il laisse non seulement planer un doute sur la tenue de deux tournois majeurs du circuit, mais met également en lumière le désarroi et l’impuissance des joueurs en guerre larvée avec les grands timoniers du tennis mondial depuis l’US Open, l’été passé.
On s’en souvient, un vent de fronde avait soufflé, rapport à une programmation débile – selon les joueurs concernés – après deux jours de pluie. Rafael Nadal, concerné au tout premier chef, était monté au créneau. «Les tournois du Grand Chelem ont trop de pouvoir et ils ne se soucient pas des joueurs, s’était plaint l’Espagnol. Je sais que les intérêts des organisateurs (ndlr: soumis aux impératifs horaires des télévisions) ne sont pas toujours compatibles avec ceux des joueurs. Mais il y a des limites à ne pas dépasser…» Finalement, pour apaiser les esprits, la Fédération américaine, en charge de l’US Open, avait reporté la finale hommes de vingt-quatre heures.
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Ce week-end, c'est dans le magazine "Le Temps" que Roger Federer a fait un point sur la situation actuelle et a exprimé son sentiment vis à vis de la démission de Rafael Nadal.
"C’est sûr qu’à chaud, tu as envie de démissionner tout de suite. Parce que certains joueurs sont souvent extrêmes dans leur manière de s’exprimer. Mais si tu jettes l’éponge, derrière plus rien ne se passe. Je m’efforce de rester calme. Et je prends le temps de parler avec les joueurs."
Les dotations en tournoi du Grand Chelem étant l'un des sujets les plus sensibles sur le circuit, Federer estime que cette patience a payé. "Je l’ai fait à Miami pour leur expliquer comment cela se passait avec les Grand Chelems car certains étaient trop agressifs dans les mesures qu’ils envisageaient de prendre. Je leur ai dit d’attendre de voir ce que Roland Garros et Wimbledon allaient faire. Et on a eu la réponse. Ils sont en train de bouger."
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