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Aux abords du premier tour qui opposera la France à la Russie lors de la Fed Cup, le capitaine Nicolas Escudé a donné une interview au journal sports.fr sur l'état actuel de l'équipe de france féminine.
Sentez-vous que les Russes sont prenables ? Elles peuvent parfois passer au travers dans certaines rencontres...
Oui, bien sûr. Et c'est pour cela qu'on n'a rien à perdre. On sait que sur le papier, elles sont plus fortes: deux ex-numéros unes mondiales (Sharapova et Safina, ndlr), une ancienne numéro deux (Kuznetsova, ndlr), trois ou quatre Grand Chelems à leur actif. Mais Maria Sharapova peine à retrouver son niveau d'antan, Kuznetsova a montré quelques signes de fragilité au niveau mental. Donc on va jouer là-dessus pour les faire douter, et nous, pour prendre confiance. Pour sortir de ce week-end avec un résultat positif.
L'équipe de France a perdu au premier tour ces trois dernières années. Que lui manque-t-elle pour faire partie des meilleures nations ?
Un réservoir de joueuses, tout simplement. Un réservoir avec pas mal de joueuses dans les cent premières. Au dernier classement WTA de lundi, on doit avoir quatre ou cinq joueuses dans les cent (six en réalité, ndlr), en sachant que les trois dernières se situent entre la 70e et la 100e place. Il n'y a pas si longtemps, on en avait des seaux entiers. Il faudrait déjà qu'on ait une bonne homogénéité, un gros vivier qui permette d'aspirer tout le monde vers le haut, chose qui n'est absolument pas le cas aujourd'hui. Depuis deux-trois ans, on est sur le papier, je dis bien sur le papier, l'équipe la plus faible du groupe mondial. Et chaque année, on joue notre maintien dans ce groupe.
C'est donc toujours une équipe en construction.
Bien sûr. C'est une équipe en formation. On a des joueuses qui ont besoin de jouer des matches en Fed Cup, mais qui doivent d'abord s'affirmer sur le circuit, avec des bons résultats, pour ensuite éventuellement s'affirmer en équipe de France. Depuis que je suis arrivé à la tête de cette équipe, j'ai fonctionné avec quasiment les mêmes filles: Alizé Cornet et Pauline Parmentier depuis le début, avec Julie Coin depuis l'an dernier. La saison passée, j'avais réussi à intégrer Aravane Rezaï dans le groupe, et si elle n'avait pas ses soucis personnels, elle serait avec nous en Russie. Un capitaine doit composer l'équipe la plus forte possible, parce que sa légitimité repose sur les résultats. Mais je n'ai pas 50 000 solutions non plus...
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