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INTERVIEW: Amélie Mauresmo cherche la relève

alire3Direct Matin est parti à la rencontre de la co-directrice du tournoi GDF Suez, Amélie Mauresmo qui s'est exprimée sur sa vision du tennis féminin national actuel.

Qu’est-ce qui fait le charme de l’Open GDF Suez ?
Ce n’est pas Roland-Garros mais c’est un endroit sympa, chaleureux. Il existe une grande proximité avec les joueuses, qu’on croise parfois dans les couloirs du stade. Quand j’étais joueuse moi-même, j’adorais ça. Il y a une vraie atmosphère familiale et c’est ce qui m’a toujours plus ici.

Et vous promettez au public un moment très agréable dimanche…
Oui ! Pour les 20 ans, on a décidé de faire un double-exhibition juste avant la finale. Il y aura Martina Navratilova, Martina Hingis, Monica Seles et moi-même. Quatre ex-numéro 1 qui ont marqué l’histoire du tournoi. On se souvient notamment de la première finale entre Navratilova et Seles (1993).


Avez-vous eu du mal à endosser ce costume de co-directrice de tournoi ?
J’étais arrivée sur l’édition précédente au dernier moment et j’étais du coup restée assez passive dans mon rôle de directrice. Là, je l’ai pris à bras le corps, avec beaucoup d’enthousiasme. On a beaucoup bossé et réussi à avoir un beau plateau, avec notamment Maria Sharapova et Marion Bartoli, qui n’était plus venue à Coubertin depuis 2008.

Pourquoi avoir eu envie de poursuivre vos activités dans le tennis ?
Quand on a pu acquérir pendant plus de dix ans une expérience et un savoir-faire, on a envie de le transmettre. Depuis deux ans, je me sens prête à donner dans le tennis, puisque c’est mon domaine d’expertise. Au bout de quelques mois de retraite, j’étais déjà intervenue auprès de Michaël Llodra durant Wimbledon en 2010. Ça m’avait déjà bien plu. Puis, ma réflexion a mûri et je suis passé tranquillement du statut de joueuse à autre chose. Aujourd’hui, j’ai envie de donner, de rendre, de transmettre.

Avez-vous envie de vous lancer dans une carrière de coach ?
A 32 ans, j’ai envie d’être proche du terrain. Mais pas en tant qu’entraîneur. Je ne me vois pas repartir au quotidien sur le terrain, sur le circuit. Je pense d’ailleurs que je ne serais pas très efficace. Je n’en ai pas l’envie profonde et je ne sais pas si j’aurai la patience pour faire ce métier

Et manager de l’équipe de France de tennis féminin ?
Oui, pourquoi pas ! Je pourrais aussi intervenir ponctuellement auprès de certains joueurs ou joueuses. Des perches ont déjà été tendues, j’ai reçu des appels du pied ici où là. On en discute. Mais c’est loin d’être fait. On a le temps.

Que vous inspire la relève du tennis féminin français ?
On a une belle génération avec Kristina Mladenovic (18 ans), Caroline Garcia (18 ans) et Alizé Cornet qui est encore jeune (22 ans). On a envie qu’elles percent le plus rapidement possible. Parce qu’on a besoin d’elles sur le devant de la scène. Je ne me suis pas encore penché sur les plus jeunes de 14- 15 ans, mais j’espère qu’on a aussi une relève intéressante qui va arriver. Parce qu’on en a bien besoin.

Et que pensez-vous du tennis féminin depuis votre retraite il y a deux ans ?
Ce qu’on voit avec Azarenka en Australie ou Kvitova à Wimbledon, c’est qu’il y a un vrai renouvellement dans le tennis féminin, avec des filles plus athlétiques, capables d’imposer un autre rythme, d’aller vers l’avant. La concurrence devient rude et il y a un vrai renouveau.

[Direct Matin]

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