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Victorieux à Wimbledon, médaillé d'argent aux Jeux Olympiques puis titré à Cincinnati, tout semble réussir au n°1 mondial qui retrouve, à 31 ans, un second souffle sur le circuit ATP.
L’âge semble ne pas avoir prise sur lui. Roger Federer vient de fêter ses 31 ans mais, à Cincinnati, il a réalisé un tournoi digne des plus grandes heures de sa domination sur le circuit ATP. "C’était pourtant mon tournoi de reprise, s’en étonnait lui-même le Suisse au moment de soulever son cinquième trophée dans l’épreuve – un record – et ça n’est jamais évident de passer d’une surface à une autre." Sur dur, la surface la plus homogène du circuit, sur laquelle il n’avait plus battu Novak Djokovic depuis bientôt deux ans, Federer a fait preuve d’une marge que même son récent Wimbledon victorieux ne laissait pas forcément présager. En cinq matchs à Cincinnati, il n’a pas abandonné le moindre set, pas perdu une seule fois son service, et même seulement concédé trois balles de break dans toute sa semaine !
La finale, face à son dauphin au classement mondial Novak Djokovic, fut sans doute la pièce maîtresse de son œuvre dans l’Ohio : "Numéro 1 contre numéro 2, vous ne vous attendez jamais à gagner aussi nettement", commentait à chaud le Suisse, tout sourire. Car le résultat du travail fourni avec Paul Annacone, ancien entraîneur de Pete Sampras engagé pour négocier un important virage dans sa carrière, a sauté aux yeux dans toute son excellence : toujours aussi efficace au service, planté sur sa ligne pour dicter le jeu et capable de trouver une longueur de balle remarquable, Federer n’a jamais laissé respirer son cadet de six ans.