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Avec quelques grands noms siégeant parmi les meilleurs joueurs du monde, le tennis suédois a connu ses heures de gloire mais qu'en reste-t-il aujourd'hui ?
Quatre joueurs suédois ont remporté au moins un titre du Grand Chelem dans l'ère Open. Bjorn Borg, Mats Wilander, Stefan Edberg et Thomas Johansson. Mais les trois premiers ont offert 24 de ses 25 victoires à leur pays. Celle de Johansson, en 2002, à l'Open d'Australie, avait constitué une colossale surprise. Avant cela, il n'avait jamais dépassé les quarts de finale dans un tournoi majeur. Après, il n'y est arrivé qu'une seule fois, atteignant les demi-finales à Wimbledon en 2005. Difficile, donc, de le placer dans la même catégorie que ses illustres aînés. On peut distinguer trois périodes dans le tennis suédois depuis 1970. La première se résume à un seul homme: Borg. Elle s'étend du milieu des années 70 à l'année 1981. A cette époque, la Suède, c'est Borg et personne d'autre. Mais en remportant onze titres du Grand Chelem, il a placé à lui seul son pays au sommet.
Vient ensuite l'ère des héritiers. Ce sont les années 80. La période dorée du tennis suédois. Borg y remporta ses trois derniers titres (Roland-Garros 1980 et 1981, Wimbledon 1980). Après quoi une formidable génération a pris la relève. Comme on peut le voir ci-dessous, la Suède va cumuler en dix ans pas moins de treize titres et dix finales majeures. Treize titres, c'est plus que les années 70, 90 et 2000 réunies. Idem pour les finales. Borg, Wilander et Edberg ont bien sûr été les principaux contributeurs, mais la densité de Suédois au plus haut niveau derrière ces trois monstres était significative. Mickael Pernfors (finaliste à Roland-Garros en 1986), Anders Jarryd (demi-finaliste à Wimbledon en 1985) ou encore Jonas Svensson (demi-finaliste à Paris en 1988) ont également apporté leur écot. Grâce à Edberg, la moisson est restée fructueuse dans la première moitié des années 90. Depuis la retraite de ce dernier, un seul titre, donc, et quatre finales (Enqvist, Norman, Söderling).