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A LIRE: L'Armada à la rescousse de Rafa

alire2C'est autour d'un champion fatigué que l'équipe espagnole se soude pour affronter l'Argentine en finale de la Coupe Davis, ce week-end. Une fin de saison difficile à gérer pour l'ancien n°1 mondial qui accuse une baisse de motivation conjuguée à une légère fatigue physique.

Usé mentalement par l'exigence du circuit, l'Espagnol Rafael Nadal mise sur l'effet Coupe Davis pour retrouver la flamme lors de la finale face à l'Argentine ce week-end à Séville.

C'était il y a sept ans et c'était déjà au stade olympique de Séville. Nadal avait alors dix-huit ans lorsqu'il est devenu, après avoir écoeuré l'Américain Andy Roddick, le plus jeune joueur de l'histoire à remporter le Saladier d'argent pour s'affirmer comme un futur très grand. Il n'a pas déçu les attentes depuis. Avec dix victoires en Grand Chelem dont six Roland-Garros, une médaille d'or aux Jeux de Pékin, deux autres Coupes Davis et 102 semaines dans le fauteuil de N.1 mondial, le Majorquin possède, à 25 ans, un des plus beaux palmarès de tous les temps.

Mais voilà, sept ans c'est beaucoup dans l'univers impitoyable du tennis et l'homme au coup droit lasso donne de plus en plus de signes de lassitude. On s'est longtemps inquiété pour son physique mais c'est aujourd'hui l'usure mentale qui le menace, comme l'a avoué l'actuel N.2 mondial à plusieurs reprises cette saison et pas plus tard que la semaine dernière au Masters à Londres.

"Probablement j'ai ressenti moins de passion pour le jeu", a-t-il glissé après son élimination face à Jo-Wilfried Tsonga, alors qu'il était interrogé sur son deuxième semestre 2011, vierge de tout titre depuis Roland-Garros.

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Toutefois, le champion peut compter sur une équipe soudée représentée par David Ferrer, Fernando Verdasco et Feliciano Lopez. Une formule explosive pour enflammer à elle seule le central de Séville et espérer empocher, une nouvelle fois, le saladier d'argent!

Alors que le numéro un espagnol, Rafael Nadal connaît une fin de saison compliquée, ses équipiers semblent être en mesure de guider la sélection en finale de la Coupe Davis. David Ferrer est actuellement l'Ibère en forme, alors que Fernando Verdasco et Feliciano Lopez ont déjà tenu ce rôle en 2008.

Une cinquième victoire depuis le début des années 2000. Et un troisième titre en quatre ans. Voilà ce que les Espagnols ont l'occasion d'aller chercher lors de cette finale de Coupe Davis contre l'Argentine. Dans leur quête, les Ibères pourront toujours compter sur leur meneur, Rafael Nadal. D'autant plus qu'à Séville, il évoluera devant son public, comme lorsqu'il avait écrasé les Français en demi-finale au mois de septembre dernier. Pourtant, même s'il est toujours numéro deux mondial, le Majorquin aura une mission plus ardue contre Juan Monaco (26e à l'ATP) dans le match d'ouverture vendredi (14h). Il faut dire que depuis la rencontre face aux Bleus à Cordoue, il a connu un long arrêt, et un Masters des plus difficiles. Eliminé dès la phase de poule à Londres, il a été battu par Roger Federer (6-3, 6-0) puis Jo-Wilfried Tsonga (7-6, 4-6, 6-3).

Alors, le guide de la sélection espagnole pourrait bien être David Ferrer. Demi-finaliste de la Masters Cup contre l'inarrêtable Federer (3-6, 5-7), il avait auparavant battu deux joueurs devant lui au classement mondial : Murray puis Djokovic. De quoi valoir aux yeux du capitaine argentin, le même statut que Nadal. "Comme Rafa, Ferrer est une forteresse sur terre battue, a indiqué Tito Vazquez. L'Espagne est favorite en raison de la présence de ces deux-là." Cette année, David Ferrer compte 58 victoires, deux titres, et quatre finales. Après un excellent début de saison, avec notamment deux victoires à Auckland (contre David Nalbandian) puis Acapulco, il a terminé la saison à la cinquième place mondiale. Même s'il préfère mettre en avant le statut de "leader" de Nadal, le joueur de 29 ans pourrait bien tenir exceptionnellement ce rôle. A la manière de Feliciano Lopez et Fernando Verdasco il y a trois ans... en Argentine.

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