Une Interview émouvante du Serbe Janko Tipsarevic, 25 ans et l'un des meilleurs joueurs serbe de cette décennie!
Lorsque j'étais petit et que j'ai commencé à percer dans le tennis, ma famille n'avait pas d'argent et le pays s'écroulait. J'aurais du sentir la pression sur mes épaules, mais ca n'a pas été le cas. Peut-être que j'étais un peu toqué et je ne me préoccupais pas de toutes ces choses. Ensuite, lorsque j'ai commencé à gagner de la confiance en moi-même, j'ai commencé à ressentir cette pression, certainement parce que j'étais le meilleur joueur du pays à ce moment là
Je suis jaloux de Novak. Je le déteste mais d'une manière positive. Pourquoi est-il meilleur que moi? Lorsque je reviens dans ma chambre le soir, je me dis: "s'il peut le faire, s'il peut devenir n°3 mondial, alors je peux être n°10". Et même si je ne deviens jamais n°10 mondial, j'ai cette pensée positive à l'intérieur de moi qui veut que je m'améliore constamment.
Lorsque tu joues contre des joueurs du top, le plus important est de coller au score jusque 4 ou 5 partout parce que c'est là qu'ils commencent à lutter. Djokovic, Nadal, Davydenko... ils passent tous par là. C'est normal. Ca arrive des fois et d'autres fois ca n'arrive pas. L'important est de se montrer solide et de continuer à batailler contre lui jusqu'à 4 ou 5 partout parce que s'ils font un break + tôt, c'est pratiquement impossible de revenir.
Ce qui est super en ce qui concerne le tennis est que, si tu perds le Mercredi, tu as un autre joueur qui t'attend de l'autre côté du filet le lundi suivant parce que c'est le début d'une nouvelle semaine. Et ce qui est dommage est que, lorsque tu gagnes un tournoi tu ne peux pas en profiter parce que tu dois jouer immédiatement un nouvel adversaire et si tu perds, tout le monde va se moquer de toi. Alors, je crois que l'essentiel est d'apprécier cette vie, à se ballader d'hôtels en hôtels aussi longtemps que possible. Ce qui est génial est que chacun de nous fait ce qu'il lui plait le plus au monde.