Roger Federer et
Rafael Nadal se sont affrontés lors de leur
7e finale de Grand Chelem, sur la
Rod Laver Arena de Melbourne Park, devant un public ravi de pouvoir assister à la énième confrontation entre les deux meilleurs joueurs du monde.
D’un côté,
Roger Federer rêvait de prendre sa revanche sur les deux tournois précédents (Roland Garros et Wimbledon) durant lesquels il avait du s’incliner face au Majorquin de 22 ans. Désireux de réitérer son exploit, qui, a 3 reprises, avaient couronné son règne de meilleur joueur du monde, Roger Federer visait son 14e trophée en Grand Chelem pour égaler le record tant convoité de l’Américain Pete Sampras.
De l’autre,
Rafael Nadal avait l’opportunité de remporter son tout premier tournoi du Grand Chelem sur dur, lui que l’on cantonnait à Roland Garros et aux tournois sur terre battue. La tâche s’annonçait ardue pour l’Espagnol qui sortait tout juste d’un match de 5 heures disputé contre Fernando Verdasco lors de ses demi-finales.
La question restait à savoir si son jour de repos lui aurait été suffisant pour retrouver toutes ses capacités et si Federer allait pouvoir tenir la pression, après avoir été détroné de sa place de numéro 1 en 2008.
L’issue devait donc être historique, pour l’un comme pour l’autre joueur, et cette finale s’annonçait lourdement disputée, connaissant l’acharnement des deux joueurs lorsqu’ils mettent du cœur à l’ouvrage.
D’entrée de jeu, Roger Federer se montre fébrile sur
ses engagements, après
un bois et une double faute, il offre
2 balles de break à son adversaire qui n’en attend pas plus pour le convertir et prendre les devants.
Mais sur son service, il se fait
rattraper par le Suisse conscient qu’un retard pourrait lui être fatal, et revient à
1-1.
Par la suite, le
s breaks et les débreaks s’enchainent, d’abord dans le
6e jeu pour Federer , puis dans le jeu suivant pour Nadal qui recolle au score,
4-3. Ensuite, les deux joueurs
tiennent leurs engagements jusqu’à
5-6 pour Federer qui doit servir pour
rester dans le set. Sous la pression qu’il sent peser sur ses épaules, le Suisse commet
quelques impairs qui lui valent la
perte de la manche,
7-5 pour Rafael Nadal.
Le second set ressemble au premier.
Les deux joueurs ne cessent de se donner la réplique. Face aux très
bons retours de l’Espagnol, Roger Federer se retrouve plus d’une fois en
danger mais parvient à s’en sortir grâce à quelques très
bonnes 1e balles.
De son côté, l’Espagnol parcourt beaucoup de terrain mais parvient à trouver les
angles justes pour se défaire de situations dangereuses.
Dans le
5e jeu, l’Espagnol remporte le
1e break du set sur un
boisé de Federer qu’il a frappé en reculant et mène désormais la partie,
3-2.
Dans le jeu suivant, le Suisse
recolle au score en jouant quelques
balles longues qui gênent l’Espagnol, et revient dans la partie,
3-3.
Lors du
8e jeu, ce dernier doit
contrer des revers très lourd de Roger Federer qui pèsent dans sa raquette et sur lesquels il commet q
uelques fautes.
Après
4 balles de break, le Suisse s’empare du jeu,
5-3 et
sert pour le gain du set qu’il remporte 6-3, en
48 minutes.

Dans le
3e set, les deux joueurs se démènent et font étalage de toutes leurs palettes pour venir à bout de l’autre.
A
4-3, alors qu’il s’est fait massé la cuisse durant le changement de côté, l’Espagnol semble accusé un léger coup de mou en offrant
3 balles de break à son adversaire. Puisant dans ses réserves, il parvient cependant à
rattraper son retard, en prenant de vitesse le Suisse et
recoller à 40-40, puis à
remporter son jeu, 4-4.
Lors de son jeu suivant, à 5-4, Rafael Nadal se retrouve encore en
difficulté suite à une
volée gagnante du Suisse mais parvient à
sauver la balle de break à son encontre grâce à un
ace et s’en sort pour
revenir à 5-5.
Après un nouveau massage, Rafael Nadal poursuit son match en forcant son adversaire à servir pour rester dans la manche.
Roger Federer s’applique et pousse la partie jusqu’au
tie-break qu’il cède
7-3, en
78 minutes, après avoir échoué à convertir
6 balles de break durant la manche.
Conscient d’être passé à côté, le Suisse se reprend dès l’entame du
4e set en remportant son service sur un
jeu blanc, puis
break l’Espagnol à
15-40 pour mener la manche 2-0.
Mais ce dernier ne se laisse pas abattre et donne tout ce qu’il a pour r
ecoller au score en effectuant le
dé-break directement derrière, sur un retour en bout de course.
Malgré une fatigue visible, l’Espagnol ne relâche pas ses efforts et
tient ses services.
De son côté, Roger Federer
peine sur ses engagements. A
2-2, il est mené
15-40 avant de s’employer pour revenir à
40-40. Les deux joueurs disputent chaque point et c'est finalement Roger Federer qui
garde la main pour mener
3-2.
Sur le jeu suivant le Suisse s’emploie pour se procurer
2 nouvelles balles de break qu’il
convertit, 4-2.
Puis il
confirme son break 5-2, sur un
jeu blanc et laisse son adversaire servir pour
rester dans la manche.
En
45 minutes, c’est finalement Roger Federer qui
remporte le set sur son service,
6-3, en
45 minutes.
Il fallait bien un dernier set pour départager les deux concurrents qui tiennent chacun
leur engagement en début de manche.
Puis, à 1-2, Roger Federer
perd son service sur
3 fautes directes et offre une
balle de break à Rafael Nadal qui la
convertit sur une
double faute et prend les devants dans la manche,
3-1.
Déconcerté, Roger Federer sent le match lui échapper et effectue de
grosses fautes qui facilitent la tâche de son adversaire,
4-1.
Incapable de revenir, le Suisse comme beaucoup
trop de fautes, et s'écroule en cette fin de match
Le reste n'est que futilité pour Rafael Nadal qui s'empare du match en
32 minutes, sur le score de
7-5 3-6 7-6(3) 3-6 6-2. Avec
64% de 1e balles,
4 aces et
51 coups gagnants, Rafael Nadal remporte donc son tout premier tournoi du Grand Chelem sur dur, face à Roger Federer qui voit s'envoler ses chances de battre le record de Pete Sampras.
Trop de fautes du côté du Suisse auront condamné son jeu malgré
71 coups gagnants,
11 aces et
73% de pts gagnés sur ses
1e balles.
Comme a chacune de leur rencontre, les deux joueurs se seront bien battus et la victoire n'aura dépendue que de quelques points.
Rafael Nadal confirme donc son statut de meilleur joueur du moment, et enregistre son 6e titre en Grand Chelem (4 Roland Garros, 1 Wimbledon et 1 Open d'Australie).
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