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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 07:42

blahblah logoDeux matchs en 6 tournois... C'est la triste moyenne qui s'affiche désormais au compteur de Fernando Verdasco depuis son 1/4 de finale à l'US Open face à Rafael Nadal, l'an dernier.

Depuis, c'est le trou noir. Vaincu au premier tour par l'allemand Benjamin Becker à Bangkok puis par Philipp Kolhschreiber à Beijing et Thiemo de Bakker à Shanghai, on pouvait alors remettre le poids de ses lourdes contre-performances sur le dos d'une saison sur terre particulièrement chargée.

"Perdre contre Rafa, c'est normal", confiait-il avec assurance durant l'été, lorsqu'il n'en finissait plus d'enchainer les coups d'éclat.

Mais qu'en est-il de la suite? Le rival principal du n°1 mondial durant la belle saison pouvait encore accuser une baisse de régime légitime aux abords de la fin d'année. En difficulté sur ses services, victime d'une "période difficile" selon les confessions obscures de son compatriote Feliciano Lopez, le bel espagnol n'était plus que l'ombre de lui-même.

Seulement, revoilà déjà la saison nouvelle, la tournée australienne et les conférences de presse à foison qui laissent le coeur des passionnés plein d'espoir.

"Je me sens bien", disait-il aux abords du tournoi de Brisbane."J'ai travaillé durement pendant l'inter-saison. Ca va super. Je suis confiant et j'espère effectuer la meilleure saison de ma carrière."

Super? Pas vraiment. Le premier tour se profile. Première rencontre sur le court face à l'Allemand Benjamin Becker, son bourreau de Bangkok. Match de difficulté moyenne pour l'actuel n°9 mondial, habitué depuis 2 ans, aux débuts d'année tonitruants:

  • 2009: Finaliste Brisbane + 1/2 Finale AO contre Rafael Nadal
  • 2010: Vainqueur du AAMI Kooyong Classic ( bat Fernando Gonzalez, Novak Djokovic et Jo Wilfried Tsonga sans perdre un set)

Et pourtant... En 3 sets les espoirs s'envolent, les brumes d'incertitude de la saison passée reviennent en masse. 1-6 7-6(2) 3-6. Fernando Verdasco ressort la tête basse, le visage marqué. Les saveurs de la victoire ne sont pas encore à l'ordre du jour.

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Deuxième prestation. Même histoire. Lui qui tenait le titre au tournoi exhibition AAMI Kooyong Classic s'incline à quelques points du match, face à un Gaël Monfils plus explosif que jamais. 4-6 7-6 6-4.

L'espagnol applaudit les effusions acrobatiques de son adversaire qui enflamment le public australien. Mais qu'en est-il de celui qui promettait un retour en force? Qu'en est-il du 1/2 finaliste de l'Open d'Australie? Celui qui, hier encore, s'opposait fièrement au maitre Nadal?

Simple mise en jambes tardive ou réelles difficultés? Notre n°9 mondial parviendra-t-il à recouvrer sa combativité d'antan ou sommes-nous en train d'assister aux effluves fugaçes d'un génie qui s'estompent?


 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 12:36

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Un sourire enjôleur, un coup de raquette incroyable, un franc parlé naturel et spontané, un goût (modéré) pour la fête et le farniente.. Difficile de ne pas établir un lien direct entre le Letton Ernests Gulbis et l'ancien n°1 mondial Marat Safin, récemment retraité du tennis international.

 

L'un qu'on ne présente plus, l'autre que l'on découvre à chaque tournoi un peu plus, et que l'on admire. Car personne ne peut s'y tromper. A 21 ans seulement, le jeune joueur au caractère bien trempé sait faire parler de lui, que ce soit par son tennis d'exception qu'il produit si naturellement sur les plus grands courts du monde ou bien par ses sauts d'humeur qui lui ont valu quelques déboirs durant l'année 2009.

 

Car si Ernests Gulbis possède ce don particulier qui touche périodiquement quelques rares privilégiés dont l'Histoire du Tennis retiendra précieusement les noms, il n'en est pas pour autant un acharné de travail:


"Je n'aime pas m'entrainer," a t-il déjà confié dans plusieurs interviews. "Le tennis ne représente pas toute ma vie. J'aime vivre d'autres expériences en dehors."

 

Fils d'un homme d'affaire richissime, le Letton n'a rarement considéré le tennis que comme une passion, un divertissement parmi tant d'autres qu'il a débuté très jeune au sein d'une famille de sportifs. Eveillé à la petite balle jaune par sa grand-mère, le jeune garçon a longtemps hésité entre plusieurs sports : football, hockey sur glace ou encore basketball comme son grand-père, ancien professionel vainqueur en Championnat d'Europe pour l'équipe ASK Riga.

 

Pourtant une fois lancé, l'évidence ne peut être ignorée lorsqu'au son d'une frappe claire qui ne trompe jamais, Gulbis fait renaitre pendant quelques heures les prestigieux virtuoses du tennis dont la voie toute tracée à toujours été couverte de succès.

 

D'ailleurs, ce n'est pas au Masters 1000 de Rome cette année que le Letton déroge à la règle. Tombeur de Roger Federer au premier tour, il s'est ensuite offert le privilège de contrarier le roi Nadal sur sa terre favorite, avec une aisance déconcertante que lui-même a souligné avec une candeur audacieuse :

 

"Je m'attendais à un peu mieux de sa part," a t-il déclaré. " Une fois que je suis entré dans le jeu, je n'ai pas eu de mal à tenir les rallies. Je suis satisfait de la manière dont j'ai joué. Je sais que, si je m'applique, je peux ennuyer n'importe quel joueur."

 

Vainqueur en tournois Challenger et Futures durant sa jeune carrière, le Letton s'est rapidement démarqué sur le circuit ATP et notamment en 2008 après avoir atteint les 1/4 de finale du tournoi de Roland Garros. S'en est suivie une année 2009 houleuse, durant laquelle le joueur n'a fait que quelques rares apparitions aux premiers tours des tournois alors que 2010 s'annonce sous de meilleurs augures. En effet, il semblerait que le Letton ait enfin trouvé un peu de rigueur sous le coaching de Hernan Gumy, ancien entraineur du Russe Marat Safin et établi de solides objectifs pour le reste de la saison:


"Je possède un bon service et je joue des points difficiles. J'espère être tête de série pour Roland Garros et Wimbledon pour ne pas avoir à jouer des joueurs du top dès le début." a t-il ajouté.

 

Seul point noir au tableau: la distraction que lui vaut sa fougueuse jeunesse et son engouement pour une vie simple et facile:

 

"Je sais que j'ai mes chances dans ces tournois si je demeure suffisamment régulier, solide mentalement et si je ne prends pas de vacances lorsque je ne devrais pas."

 

Voici de quoi alimenter une comparaison supplémentaire avec le Tsar Marat dont la carrière en dent de scie fut souvent ternie par quelques relâchements déplorables en raison de son talent particulier et de ses qualités tennistiques. Il ne reste à espérer que le jeune Gulbis en prenne uniquement les côtés positifs et continue sur sa bonne lancée afin de  rejoindre un jour les plus grands.


"Je rentre dès ce soir en Lettonie," a t-il conclu. "C'est samedi soir, alors je vais sortir et faire la fête."

 

Enfin... rien n'est moins sûr...

  

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 18:30

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On le sait, 2009 n'aura pas été l'année la plus heureuse pour le Majorquin Rafael Nadal. Pourtant les espoirs étaient permis et les augures très favorables aux vues des résultats probants du champion en début de saison qui s'octroyait l'Open d'Australie sous le nez d'un Roger Federer incapable et battu.

 

Toujours plus avide de victoires, rien ne semblait pouvoir stopper Rafael Nadal et nombreux sont ceux qui tremblaient déjà à l'approche de Roland Garros, terrain favori du prodige. Pourtant, il n'aura fallu qu'un simple passage à vide, une épine dans le talon d'Achille, pour destabiliser le titan et l'envoyer mordre la poussière à Madrid, puis Roland Garros.

 

Si cette faille semait un véritable chaos dans la saison du champion, elle représentait cependant une aubaine pour la majorité des joueurs, à commencer par son rival direct Roger Federer qui, un genou à terre en 2008, en profitait pour retrouver petit à petit son assurance et ses titres perdus qu'il sublimait par celui de Roland Garros, 14e victoire en Grand Chelem.

 

Période difficile pour l'Espagnol qui regardait depuis sa villa de Manacor ses petits camarades éreinter les stadiums internationaux qui l'avaient couronnés roi l'année précèdente et attendait patiemment de pouvoir revenir. Deux mois auront été nécessaire mais une perte visible de confiance devait freiner l'Espagnol dans sa lente progression. Sur dur, aucun titre et une année qui tardait à se finir de la plus mauvaise des manières.

 

Et puis 2010. Toujours les mêmes doutes, toujours les mêmes soucis. Une place qui vacille entre la deuxième et la quatrième ainsi que des performances solides mais insuffisantes pour se permettre de prétendre aux mêmes objectifs que l'an passé.

 

Partout, la question demeurait la même: l'Ogre Nadal serait-il de retour sur sa surface de prédilection? Allait-il mettre enfin un terme à un vide de presque 11 mois sans remporter un seul titre?

 

Monte-Carlo. Voici que la réponse se fait soudain un peu plus précise et que les contours du champion sortent enfin du brouillard pour se dessiner clairement sur les contours safrané du central monégasque. Cinq années que le Majorquin y implante sa marque de fabrique personnelle et 31 matchs consécutifs remportés au détriment de ses adversaires qu'il laisse médusé et désemparé.

 

Avec un total de 81 victoires d'affilées sur sa terre ocre, 5 titres d'affilés à Monte-Carlo, Barcelone, 4 titres à Rome et Roland Garros pour un total de 10 titres en Masters 1000 sur terre battue, le prince va-t-il faire à nouveau régner sa suprématie sur sa surface favorite?

 

La réponse ne saurait tarder à se faire savoir.

 

 

Palmarès de Rafael Nadal sur terre battue

 

Année Tournoi Victoires
2005 Masters de Monte-Carlo 6
Open de Barcelone 5
Masters de Rome 6
Internationaux de France de Roland-Garros 7
Open de Suède 5
Tournoi de Stuttgart 5
Coupe Davis (contre l'Italie) 2
2006 Masters de Monte-Carlo 6
Open de Barcelone 5
Masters de Rome 6
Internationaux de France de Roland-Garros 7
Coupe Davis (contre l'Italie) 2
2007 Masters de Monte-Carlo 5
Open de Barcelone 5
Masters de Rome 5
Masters d'Hambourg 4

 

 

Joueurs à avoir évincé Rafael Nadal sur terre battue

 

2002
O.Rochus (Majorque)

2003
G.Coria (Monte Carlo)
G.Gaudio (Hamburg)
A.Corretja (Barcelone)
N.Lapentti (Bastaad)
F.Gonzales (Stuttgart)
C.Moya (Umag)

2004
G.Gaudio (Baastad)
D.Ferrer (Stuttgart)
O.Mutis (Palerme)

2005
G.Gaudio (Buenos aires)
I.Andreev (Valencia)

2007
R.Federer (Hamburg)

2008
J.Ferrero (Rome)

2009
R.Federer (Madrid)
R.Soderling (RG)

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 21:06
Tandis que certains ont annoncé l’arrêt de leur carrière d’ici la fin de l’année, d’autres effectuent leurs premiers pas sur les plateaux mondiaux des compétitions ATP que foulent les vedettes du tennis international.

Cette année, le nom de Bernard Tomic aura été sur toutes les lèvres. Non seulement parce que le Junior surdoué affiche une personnalité qui lui est propre, mais aussi parce que son talent se sera hissé jusqu’aux rendez-vous ultimes qui sacrent les champions d’aujourd’hui et demain.

A 17 ans, l’Australien se positionne déjà à la 292e place du classement ATP. Pour son jeune âge, les titres qu’il affiche à son palmarès en feraient rêver plus d’uns: Vainqueur de l’Orange Bowl 2007, Vainqueur de l’Open d’Australie Junior en 2008 ou encore finaliste au tournoi Futures d’Indonesie la même année. De quoi s’aligner dignement dans les premiers rangs des tournois ATP, comme à Brisbane début Janvier ou encore à Roland Garros et Wimbledon.

Certes, l’étincelle n’aura pas été aussi flamboyante face au grand public que ce qu’elle l’est chez les Juniors. Pourtant, même dans l’ombre, elle ne cesse de grandir comme le prouve son titre en Challenger à Melbourne en Février et son sacre à l’US Open Junior en Septembre.

« Pour le moment, j’évolue en juniors. Il me reste encore beaucoup d’étapes cruciales à franchir avant d’espérer évoluer à un bon niveau chez les professionnels  » a t’il déclaré en début d’année.

Si sa conduite lui a déjà valu quelques cartons rouges au cours de sa jeune carrière, nul doute que son avenir lui réserve les plus hautes places du classement s’il demeure à l’image de ses résultats actuels.

Agé d’un an de plus , Grigor Dimitrov n’en est désormais plus au stade des compétitions juniors et se produit déjà dans la cour des Grands comme se le rappelleront les nombreux partisans du très adulé Rafael Nadal dont les nerfs auront certainement tremblé à l’occasion du tournoi World Tour 500 de Rotterdam lorsque l’impétueux Bulgare avait alors osé piétiner les plates-bandes du n°1 mondial.

Que d’émotion dans le 2e set où il s’emparait d’un break et remettait les compteurs à zéro, poussant son génial d’adversaire à puiser dans ses nombreuses ressources pour décrocher sa place en 1/4 de finale. De Grigor Dimitrov, certains ne retiendront que cela tandis que d’autres ont en mémoire ses nombreux titres antérieurs gagnés d’une main de maître de la part de celui qu’on surnomme déjà: »le nouveau Federer ».

Et la liste est longue: Vainqueur de l’Orange Bowl en 2006, finaliste en 2007, vainqueur des championnats d’Europe en 2007, vainqueur du tournoi futures de Valldoreix 2008, vainqueur de Wimbledon Junior 2008, vainqueur de l’US Open Junior 2008, vainqueur des tournois futures de Mostoles et Madrid 2008, 1/4 de finaliste au tournoi Challenger de Nottingham et Segovia en 2009.

De quoi l’annoncer comme un candidat sérieux dans les prochaines années à venir, tout comme le Russe Andrey Kuznetsov dont la première apparition sur le circuit ATP s’est faite tout récemment à l’occasion du tournoi Kremlin Cup de Moscou.

Face à Fabrice Santoro, le Junior n’aura pas démérité. Même si la victoire n’a pas été au rendez-vous, l’actuel 413e mondial a tout de même chapardé un set au vétéran du circuit avant de s’incliner sur le score de 4-6 6-2 6-2.
De son côté aussi, les titres de prestige ne se comptent plus: Vainqueur du tournoi Junior Ozarov Cup 2007, vainqueur du German Junior Open 2008, vainqueur du tournoi futures de Mestre, Moscou et Astana 2009, vainqueur de Wimbledon Junior 2009.

La relève de Marat Safin sommeillerait-elle entre les mains du jeune prodige?

Si les Russes occupent la scène internationale depuis de nombreuses années, les Serbes quant à eux commencent seulement à faire éclosion sous la guidance de l’épatant Novak Djokovic qui occupe confortablement les premières places du classement.

Dans ses pas, nombreux sont ceux qui rêvent de marcher et le jeune Filip Krajinovic n’en fait certainement pas exception. A 17 ans, il se situe déjà à la 282e place mondial grâce à une régularité étonnante dans les tournois challengers et futures de cette année.

Trois participations en tournoi ATP l’auront révélé progressivement aux amoureux du tennis, notamment à l’occasion du tournoi Serbia Open où il s’est annoncé comme un compétiteur acharné après avoir perdu sèchement le 1e set. Et ce n’est pas L’Espagnol Marcel Grannollers qui dira le contraire lorsque, cédant la deuxième manche, il aura du laisser exprimer son expérience de joueur professionnel pour venir à bout du jeune passionné.

Voilà pour ce qui est de cette année 2009 et de ces graines de champions touchés par les gênes de la gagne que récompensent les victoires de demain. Mais pour les voir briller au plus haut, il va falloir s’armer de patience car tout comme le vin, le talent s’abonnit avec les années.
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 21:19
Il y a un temps pour l’action et un temps pour le repos. Si les courts de tennis internationaux ont éreinté la semelle aguerrie des joueurs et essuyé leurs heures de gloire comme de déception, le moment est enfin venu de passer au bilan d’une année 2009 particulièrement chargée en émotion que les principaux protagonistes auront, chacun, marqué à leurs manières.

Pourtant, à regarder le classement d’un peu plus prêt, on se croirait presque revenu deux ans en arrière lorsque le trio infernal Federer-Nadal-Djokovic caracolait en tête sans se soucier outre mesure de leurs poursuivants qui traînaient loin derrière avec quelques 2000 points de retard. Mais, malgré les apparences, de nombreux changements auront été à l’honneur dans une saison entamée sur la continuité de la précédente. L’Open d’Australie ne sacrait-il pas le prodige Nadal sous le regard d’un Roger Federer affligé ?

‘Ce n’est pas la meilleure de mes saisons, mais c’est certainement la plus émotionnelle’, a déclaré ce dernier que l’on aura vu plus d’une fois essuyer une larme.

Et si toutes les interrogations tourbillonnaient autour de lui comme autant de poids accablants la chute de l’ancien champion, on voyait déjà se profiler quelques autres joueurs qui allaient chambouler considérablement la donne, grâce à leurs génies respectifs et parmi eux : Fernando Verdasco, Andy Roddick, ou encore Juan Martin del Potro que des victoires dans les tournois plus modestes mettaient doucement en jambe.

Si le Suisse ne se montrait décidément pas sous son meilleur profil, le Serbe Novak Djokovic accusait lui-aussi une entame de saison délicate qui le destituait de son titre à Melbourne et favorisait l’ascension fulgurante de son poursuivant, le Britannique Andy Murray que de superbes prestations installaient solidement à la quatrième place mondiale.

Du côté de Rafael Nadal, tout semblait aller pour le mieux et l’Espagnol brillantissime étendait désormais son pouvoir sur le monde international du tennis qu’il estampait de sa raquette au grand désarroi de ses adversaires qu’autant de pugnacité laissait sur les rotules. Et cela n’était pas prêt de s’arrêter… Après la saison sur dur vint la saison sur terre et, avec elle, l’insaisissable dominance de l’Ogre sur sa surface de prédilection qu’un Novak Djokovic plus habile aura pourtant embrasé de son talent.

Les victoires s’enchaînaient : Monte-Carlo, Barcelone, Rome, et comme les années précédentes, on voyait déjà l’Espagnol soulever le trophée de la porte d’Auteuil pour la cinquième fois consécutive. Pourtant, si le Suisse se faisait discret, il n’avait pas dit son dernier mot pour autant, et contait aux oreilles peu enthousiastes de ses détracteurs qu’il retrouvait progressivement son tennis et s’apprêtait à revenir … Du côté des spécialistes, on n’y croyait plus guère et l’hégémonie de l’ancien n°1 mondial commençait lentement à appartenir au passé.

Mais c’est à Madrid, en Espagne, que le grand Roger Federer avait bien décidé de recouvrer un peu de son talent légendaire que la Boîte Magique exaltait enfin pour le voir renaître de ses cendres et le porter sur la première place du podium. Une première victoire sur terre qu’il n’avait plus goûté depuis le Masters d’Hambourg en 2007 où il avait corrigé son rival Nadal en lui infligeant un lourd 6-0 dans le dernier set, et les prémices d’une confiance retrouvée allaient finalement amener le Suisse à son apogée lors du deuxième Grand Chelem de la Saison.

Si, dans tous les esprits, une finale Nadal-Federer se profilait de plus en plus sur le célèbre central de la Porte d’Auteuil, peu étaient ceux qui entendaient venir la foudre du côté de la Suède sous l’effigie du très controversé Robin Soderling. Car c’est en huitième de finale que le vingt-cinquième mondial exécutait l’impensable en mettant un terme aux quatre ans de règne de l’Espagnol et à ses 31 victoires consécutives à Roland Garros. Une lourde déception pour les fervents supporters du Majorquin mais une défaite qui souriait néanmoins au Suisse. Car ce trophée qu’il convoitait depuis tant d’années devenait enfin sien et le portait à hauteur de l’Américain Pete Sampras sur la liste des meilleurs joueurs de l’Histoire du tennis.

‘Mon plus beau souvenir reste mon triomphe à Roland Garros, parce que je voulais ce titre depuis très longtemps’, a-t-il confié en se replongeant dans ses souvenirs. ‘Gagner à Paris était mon objectif principal, ainsi qu’à Wimbledon bien sûr.’

Et, lorsqu’il est lancé, le Suisse n’a guère pour habitude de s’arrêter en si bon chemin comme en témoignent ses sept années d’ascendance en tête du classement mondial. Après Roland Garros, il enchaînait par une victoire à Wimbledon où il retrouvait cette couronne que lui avait ôté l’Espagnol, un an auparavant :

‘Ca a été fantastique d’enchaîner les deux titres, Paris puis Wimbledon,’a t’il poursuivi ‘C’est un souvenir mémorable, pas seulement sur cette année mais également sur l’ensemble de ma carrière’

Sur la seconde marche du podium, c’est un Andy Roddick particulièrement affecté qui voyait s’envoler une énième chance de réitérer sa victoire en Grand Chelem, malgré une prestation digne de ce nom dont l’Histoire retiendra le score final : 5-7 7-6 (6) 7-6 (5) 3-6 16-14 pour 4h18 de jeu. Et si cette consécration ne trouvait guère de validité auprès des supporters espagnols, c’est en raison de l’absence de Rafael Nadal qui perdait par là-même sa place de n°1 mondial en raison de problèmes autant physiques que personnels.

Chamboulé par le divorce de ses parents et atteint d’une tendinite sérieuse au genou, le jeune joueur de 23 ans accusait le coup terrible d’un enchaînement d’incidents depuis sa villa de Manacor où il tentait de retrouver un peu de son positivisme. De lourdes séances d’entraînement le remettaient petit à petit sur les rails mais ne parvenaient en rien à réanimer sa flamme légendaire. Si de son côté la situation n’était pas au beau fixe, pour Roger Federer le ciel commençait enfin à s’éclaircir et lui offrait même de nouveaux horizons en le gratifiant désormais du statut de mari et père de famille au sein de laquelle il accueillait ses deux premières filles : Charlène Riva et Myla Rose.

Des changements de vie significatifs pour les joueurs, en cette période de solides chaleurs qui traversaient le sol américain et ses six tournois d’exception que clôture l’US Open. Le tableau, très ouvert, mettait en évidence de nombreux joueurs de talent qui n’avaient pas manqué de se distinguer lors des compétitions antérieurs, pour ne citer que l’étonnant Fernando Verdasco dont les prestations sur dur ne cessaient de surprendre et puis bien sûr, Andy Murray installé à la deuxième place mondiale pour la toute première fois de sa carrière.

Pourtant, cette fois-ci le coup d’éclat n’allait venir ni d’Espagne ni d’Angleterre mais d’un joueur tout aussi redoutable, que son jeune âge relègue trop souvent dans l’ombre des plus expérimentés. Certes, Juan Martin del Potro avait prouvé sa valeur à de nombreuses reprises mais semblait manquer d’un zeste de maturité pour rivaliser avec les cadors du circuit. Mais, après avoir sorti Ferrero, Cilic et Nadal, il s’offrait Roger Federer sur le central de Flushing Meadows et soulevait un trophée chargé en symboles que lui-même n’attendait pas aussi tôt :

‘Je pensais que j’allais remporter mon premier Grand Chelem vers 2011 ou 2012,’ a-t-il récemment confié. ‘Mais finalement, c’est venu un peu plus rapidement !’

Resté aux portes d’un sixième titre consécutif, Roger Federer assistait, depuis sa résidence suisse, au triomphe du jeune joueur de 21 ans que les médias du monde entier s’arrachaient pendant que le circuit ATP se préparait progressivement à entamer son lot de tournois indoor.

‘Evidemment, j’aurais aimé renouveler mon titre à l’US Open, mais on ne peut pas tout avoir,’déclarait-il. ‘Il faut savoir se satisfaire de ce qu’on a atteint. Je suis très satisfait de ma saison, même si j’ai le sentiment qu’elle n’a pas été la meilleure. J’ai eu des périodes dans ma carrière où je jouais un tennis de folie, je ne manquais aucun point important, ni aucun revers. J’ai été quand même à deux matchs d’effectuer le Grand Chelem! J’ai joué mon meilleur tennis dans ces tournois, et j’espère bien m’y investir tout autant dans l’avenir.’

Si le n°1 mondial effectuait le bilan de sa saison en Grand Chelem, l’ancien joueur André Agassi en profitait pour publier le bilan de sa vie sportive par le biais d’une biographie houleuse dans laquelle il avouait avoir consommé des produits illicites en 1997. Une attitude que dénonçaient strictement les plus grands et laissaient aux fans de tennis le goût amer de la désillusion.

Pourtant, le monde du tennis ne s’arrêtait pas de tourner pour autant, et du côté français, on faisait preuve de constance grâce à quelques belles victoires, notamment à Metz sous l’estampe de Gaël Monfils ou encore Bangkok pour Gilles Simon et Tokyo pour Jo Wilfried Tsonga. Des titres qui tombaient à pique lorsque les dernières places pour la Finale ATP World Tour étaient encore à prendre. Et à ce jeu, le Russe Nikolay Davydenko se montrait le plus habile lui qui ne manque aucun de ces grands rendez-vous depuis quelques cinq ans.

D’ailleurs, c’est au terme du dernier Masters 1000 de la saison qu’il empochait finalement sa qualification et achevait ainsi, de la meilleure des manières, une année 2009 qui l’avait laissé hors des compétitions durant près de trois mois à cause d’une blessure au talon. Mais le circuit ATP n’officialisait-il pas uniquement la liste des huit qualifiés à la Finale des Masters qu’il honorait également la carrière de deux grands joueurs : Safin et Santoro , jeunes retraités sous les applaudissements du palais omnisport de Paris-Bercy .

‘J’ai été fair-play, je crois’, a confié le Russe, ancien n°1 mondial et titré deux fois en Grand Chelem. ‘J’ai été juste envers tous les joueurs, je ne me suis jamais disputé avec personne, à part une ou deux fois. Globalement, j’ai été sympa avec tout le monde. Je ne me suis jamais plaint de personne. J’aimerais qu’on se souvienne de cela.’
‘J’ai pu profiter le plus longtemps possible de ce métier formidable. Maintenant j’ai envie de laisser la place aux jeunes’, déclarait, de son côté, le Magicien Fabrice.

Et les jeunes auront été à la hauteur escomptée lors de cette fin de saison, sous l’impulsion d’un Novak Djokovic particulièrement dynamique et avide de victoires qui clamait son féroce ascendant en s’emparant à nouveau de sa troisième place mondial, au terme de deux tournois consécutifs, Bâle et Paris.

‘Au début d’année, même si j’ai effectué la meilleure saison sur terre battue de ma carrière, j’ai eu des moments difficiles. J’avais perdu ma concentration’ a-t-il admis. Mais je pense que j’ai pris en maturité aujourd’hui. Physiquement, j’ai consacré de nombreuses heures au fitness et j’ai l’impression de pouvoir dorénavant me lancer dans des matchs en cinq sets.’

Pourtant, c’est bien un manque de fraîcheur qui le laissait aux portes des demis de la Finale ATP World Tour que remportait le Russe Nikolay Davydenko face au champion de l’US Open Juan Martin del Potro. Des matchs d’une intensité rare qui auront fait revivre, l’espace d’une semaine, les confrontations épiques de l’année comme le clash Soderling /Nadal ou encore Del Potro/ Federer. Et si l’affiche en faisaient rêver plus d’un, elle s’avérait tourner un véritable cauchemar pour le Majorquin qui accusaient trois défaites d’affilées et terminait bon dernier de cette Finale mythique.

‘Je n’étais pas pleinement en confiance en arrivant dans ce tournoi, » a t’il expliqué aux journalistes. ‘Dans les moments importants, je n’ai pas bien joué et j’ai fait beaucoup de fautes. La saison se termine sur des surfaces qui ne me sont pas très favorables, mais l’entrainement et le travail intensif vont m’aider à améliorer la situation.’

Aussitôt dit, et le n°1 de l’équipe Espagnole se présentait en Finale de la Coupe Davis face à la République Tchèque. C’est à Barcelone, sous le toit enflammé du centre Palau Sant Jordi qu’il remportait le Saladier d’Argent aux côté de ses compatriotes et gratifiait ainsi son pays d’un quatrième titre sous les acclamations d’un public entièrement conquis.

Rien de tel pour clore une saison 2009 riche en rebondissements qui laisse désormais à nos héros quelques trois semaines de répit méritées et annonce déjà un début 2010 particulièrement tumultueux, avec la remise en jeu de la quatrième place mondial que se disputeront l’Argentin Juan Martin del Potro, positionné à quelques 245 points du Britannique Andy Murray.

‘La prochaine saison s’annonce vraiment intéressante’ a conclu Roger Federer, qui entame à présent sa cinquième année à la tête du classement. ‘Le Masters de Londres a prouvé que tout peut arriver. Il y a des joueurs excellents, qui n’étaient pourtant pas présent à Londres, mais qui peuvent également produire un tennis exceptionnel. Décembre est la période durant laquelle nous pouvons nous entraîner pour revenir encore plus fort l’année prochaine.’

Rien qu’à le lire et on a déjà hâte d’y être…
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 21:12
Il y a un temps pour la bataille et un temps pour le repos. Si nos guerriers nous ont fait vibré durant toute une année au rythme cadensé de leurs raquettes, l’heure de la trêve a enfin sonné.

A regarder le classement d’un peu plus prêt, on se croirait presque revenu deux ans en arrière, lorsque le trio infernal Federer-Nadal-Djokovic caracolait en tête sans se soucier outre mesure de leurs poursuivants qui traînaient loin derrière avec quelques 2000 points de retard.

Pourtant, si de nombreux chamboulements sont venus, depuis lors, perturber nos champions, l’année 2009 fut loin d’être un mauvais cru pour le Seigneur Federer qui règne à nouveau sur le monde du tennis international grâce à une première place chèrement regagnée.

« Le meilleur de mes souvenirs reste l’enchaînement de mes deux titres, Paris puis Wimbledon, » a t’il confié lors d’une interview. « Et pas seulement pour cette année, mais aussi sur l’ensemble de ma carrière. »

Car il faut dire que le prodige Suisse accumule les records. Récemment, il s’est octroyé un quinzième titre en Grand Chelem pour jeter son emprise absolue sur l’ensemble de l’Histoire du tennis et s’est imposé comme le premier joueur de l’histoire à finir dans les deux premières places du classement sur une période de sept années consécutives (2003-2009).

« Ce n’est pas la meilleure de mes saisons, mais c’est certainement la plus émotionnelle », a t’il poursuivi.  » Mon triomphe à Roland Garros remporte la palme parce que je convoitais ce titre depuis très longtemps. Gagner à Paris était mon but principal, ainsi que Wimbledon, bien sûr. Ensuite, je suis redevenu n°1 mondial.

« Evidemment, j’aurais aimé renouveller mon titre à l’US Open, mais on ne peut pas tout avoir, et il faut savoir se satisfaire de ce qu’on a atteint. Je suis très satisfait de ma saison, même si j’ai le sentiment qu’elle n’a pas été la meilleure. J’ai eu des périodes dans ma carrière où je jouais un tennis de folie, je ne manquais aucun point important, ni aucun revers.

« Cette année, ca n’a pas toujours été le cas et c’est pourquoi j’ai rencontré moins de succès que les années précédentes. J’ai été quand même à deux matchs d’effectuer le Grand Chelem! J’ai joué mon meilleur tennis dans ces tournois, et j’espère bien m’y investir tout autant dans l’avenir.

Si la fin de saison n’a pas été aussi brillante pour le n°1 mondial qui a essuyé une défaite en finale à Bâle dans son pays natal puis au premier tour du Masters 1000 de Paris, c’est avec positivisme qu’il envisage désormais l’année à venir:

 » La prochaine saison s’annonce vraiment intéressante. Le Masters de Londres a prouvé que tout peut arriver. Il y a aussi des joueurs excellents, qui n’étaient pourtant pas présent à Londres, mais qui peuvent également produire un tennis exceptionnel. En décembre, c’est la période durant laquelle on peut s’entraîner pour revenir encore plus fort l’année prochaine. »

Voilà de quoi tenir en haleine les passionnés de tennis qui devront désormais attendre quelques trois semaines avant de revoir le champion à l’honneur à l’occasion du tournoi d’Abu Dhabi qui débutera le 31 décembre. Mais en attendant, Roger Federer compte bien profiter de quelques jours de repos bien mérités:

« Nous partons à Dubaï, » a t’il conclu. « On va passer quelques temps là-bas, et ensuite je commencerai l’entrainement physique avec Pierre (Pagnini) et le tennis avec Severin (Luthi) avant d’entamer la saison prochaine. »
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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 21:02
Qui pourra un jour oublier les apparitions du Grand Tsar sur les terrains de tennis internationaux, ses coups de gueule incontrôlables, le jet de ses raquettes qu’il fissure au sol dans un énième cri de colère à chaque balle capricieuse qui heurte malencontreusement la bande du filet?

Qui pourra oublier le génie d’exception d’un prodige de 17 ans, débarqué tout droit du modeste Spartak Tennis Club de Moscou sur la scène internationale des professionnels pour y produire l’un des meilleurs tennis de toute l’histoire de la petite balle jaune?

217 victoires sur dur, 121 victoires sur terre battue, 58 victoires sur moquette et 26 victoires sur herbe… 2 Grand-chelems, 5 Masters 1000 pour un total de 422 victoires… Marat Safin.

Une carrière née d’un personnage qu’on ne peut évoquer sans esquisser un sourire nostalgique que suscite sa récente retraite professionnelle…, mais la reconnaissance de tout un public fidèle qu’il aura su émouvoir au son parfait de sa raquette qu’un talent inné a animé à travers les méandres d’un destin d’exception:

1m93 de puissance, 88 kg de robustesse, et un gamin de 13 ans qui déserte son grand froid natal pour la péninsule ibérique et l’académie de Pancho Alvarina à Valence. Lui, c’est la terre qui le botte. Son rêve? Remporter un jour Roland Garros à l’instar de tous ces hispaniques qui déferlent sur les courts ocres de la mi-saison.

« J’ai grandi vite et je n’avais pas beaucoup de muscles » expliquera t’il par la suite. « C’était mieux pour mes genoux »

Sous la tutelle de Rafael Mensua, le jeune adolescent effectue ses premiers pas à haut niveau pour espérer un jour toucher des doigts les podiums de prestige et , pourquoi pas, s’approcher de celui qu’il admire tant: le célèbre Ievgueni Kafelnikov.

Et pour cela, le Russe aura travaillé dur, très dur… trop dur? Dans son fort intérieur, deux personnages s’ignorent royalement l’un et l’autre. Le premier possède la fibre Safin, celle des vrais combattants qui laisse leurs adversaires sur les rotules avec cette audace toujours loyale que le monde lui reconnaît. Son pire cauchemar? Perdre. Ca le rend fou, à tel point que chacune de ses raquettes s’en souvient terriblement… et ses sponsors… et quelques éléments du décor qu’il envoie fréquemment valser sous le regard impuissant des juges-arbitres.

Le deuxième est celui que l’on croise habituellement hors des courts, celui qui affiche un sourire décontracté et une sympathie rare dans le monde de la compétition. Marat… toujours un mot agréable, une disponibilité exemplaire, un goût modéré pour la fête et les choses simples de la vie. Le genre d’homme qui délaisse ses baskets pour enfiler ses chaussures de marche et grimper les sommets de l’Himalaya pendant que d’autres trempent leurs maillots sur les courts de tennis.

Difficile de connecter l’homme au joueur, et pourtant le mariage des deux aurait été excellent si l’équilibre adéquat avait pu naître. Mais, y’a t’il réellement à redire sur son palmarès? Quinze titres dont cinq masters 1000 et deux Grand-chelems, douze finales ATP, une place de n°1 mondial acquise à 20 ans à peine et deux victoires en Coupe Davis sous les couleurs de son pays… Quel joueur ne saurait s’en satisfaire? D’ailleurs, le champion le dit lui même: de sa carrière, il ne garde « aucun regret ».

Seuls regrettent les férus des résultats hors-normes, des chiffres et de la performance qu’implique un mode de vie sans faille et une motivation à toute épreuve dans laquelle Marat n’aura passé qu’un temps. Après avoir effectué le yoyo au sein du top classement, c’est le 7 novembre 2005 qu’il quitte définitivement les rangs des 10 meilleurs pour frôler l’exclusion de la liste des 100. Des contre-performances, des blessures à répétition viennent ternir le champion mais n’entame en rien l’enthousiasme qu’il suscite auprès de son public, à chacune de ses magiques apparitions.

« J’ai été fair-play, je crois. J’ai été juste envers tous les joueurs, je ne me suis jamais disputé avec personne, à part une ou deux fois. Globalement, j’ai été sympa avec tout le monde. Parfois, même si je me disputais avec l’arbitre sur le court, on s’excusait après le match et c’était fini. Je ne me suis jamais plaint de personne. »

Et, pendant ces quatre dernières années, si ses résultats mitigés l’auront tout de même maintenu dans les cinquante meilleurs malgré les critiques des mauvaises langues, c’est auprès de ses adversaires que les mots les plus justes sont à retenir:

« C’est un merveilleux athlète, » a déclaré le grand Roger Federer, avec qu’il entretient de nombreux souvenirs « Il a un revers incroyable, et un naturel inné sur les courts et hors des courts. C’est la raison pour laquelle on l’apprécie tant.

« J’ai beaucoup de souvenirs en tête lorsque j’y repense. C’est un joueur incroyable, avec un potentiel énorme. Il est l’un de ceux qui ont révolutionné le monde du tennis en montrant qu’il est possible d’être très grand et de se déplacer très rapidement. Même s’il n’a pas été très constant, son très bon palmarès parle pour lui. »

C’est à la fin de l’année 2009, que Safin décide de mettre un terme à sa carrière brillante après onze années passées sur le circuit professionnel:

« J’ai vécu trop de pression pendant des années. Il faut toujours se remettre en question, accumuler les points, viser une place de tête de série en Grand Chelem, et se qualifier pour le Masters. Quand on joue au tennis, on est stressé 24 heures sur 24, sept jours sur sept… C’est beaucoup trop ! »

Si, de sa vie future, il n’a rien voulu confier, Marat Safin pourrait bien se tourner vers le monde des affaires pour tenter de mener une carrière qu’il souhaite « tout aussi brillante » que celle qui l’a mené à réaliser ses rêves de jeunesse.

« Il a un tellement grand talent tennistique que, s’il passe six mois sans jouer au tennis pour décider de revenir sur le circuit ensuite, rien ne sera jamais trop tard » a lancé l’entraineur de l’équipe de France Guy Forget.

Alors, que nous réserve à présent le Tsar qui, à seulement 29 ans, se tiendra désormais à l’écart des terrains de tennis qu’ont enflammés ses succès? Enfin… pas trop loin on espère, car son talent et son personnage risqueraient cruellement de nous manquer…

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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 21:10
Devenu Maître des Maîtres à la Finale Barclays ATP World Tour, le Russe Nikolay Davydenko n’est désormais plus considéré comme ce joueur évoluant dans l’ombre des grands Federer, Nadal ou autres Djokovic.

A 28 ans, l’actuel n°6 mondial reçoit enfin les fruits d’un travail forcené et d’une régularité tenace qui le place depuis quelques cinq années parmi les dix meilleurs joueurs du classement mondial. Pourtant, malgré 19 titres sur le circuit professionnel, c’est avec difficulté qu’il creuse sa popularité parmi les fans de tennis que les joueurs de charisme monopolisent exclusivement.

« Tout le monde se concentre sur Nadal ou Federer, »a t’il expliqué lors d’une interview. « Tout le monde regarde dans leurs directions, mais jamais dans la mienne. Peut-être que maintenant, je vais avoir un peu plus de popularité ici, à Londres. »

Pourtant si ce n’est ni Rafael Nadal, Roger Federer, Robin Soderling ou encore Juan Martin del Potro qui auront trouvé le moyen de marcher sur ses plates-bandes durant la semaine londonienne, le Russe ne semble pas parvenir à se défaire de cette image involontaire de joueur malhonnête qu’une vague histoire de pari, désormais clarifiée, avait placé en ligne de mire dans les années 2007.

Issu d’une famille modeste, ce joueur mal-connu du grand public se produit pourtant sur les grandes scènes avec autant de succès que lui valent ses 19 titres, dont trois en Masters 1000. Tout terrain, c’est autant sur dur ou sur terre qu’il trouve son compte grâce à un tennis particulièrement cadencé et rigoureux qui le place parmi les meilleurs joueurs du monde.

Mais, même dans son pays grand amateur de tennis, c’est l’ombre imposante du Tsar Safin qui plane sans conteste depuis ses plus jeunes années et malgré sa nette dominance à la tête du classement national où il s’accroche avec détermination. Aux côtés d’une telle personnalité, difficile d’entrer dans une lumière qu’il convoite pourtant:
« J’espère devenir un peu plus célèbre en Russie. Pour moi, c’est très important. » a t’il ajouté. » J’ai toujours était très déçu lorsque je jouais Marat et que la foule était à 80% pour lui. Maintenant qu’il s’est retiré, j’espère que tout le monde va me soutenir. »

Discret et préférant une vie simple aux fastes des soirées moscovites, Nikolay Davydenko se projète désormais dans un avenir un peu plus comfortable et des vacances bien méritées qu’il désire passer sur les plages de sable blanc, en compagnie de sa famille:

« Je vais dépenser une bonne partie de l’argent aux Maldives, mais je vais en garder parce que j’aimerais acheter un appartement. Je ne possède pas d’appartement à Moscou, les prix sont bien trop élevés.  »
Après avoir brillamment terminé une saison pourtant ternie par une blessure malencontreuse pour laquelle il aura passé quelques mois hors des terrains de compétition, le Russe pense déjà à sa saison prochaine où il souhaite à présent effectuer de meilleurs résultats dans les tournois du Grand Chelem, lui qui n’a encore jamais percé jusqu’en finale.

« Si les Grands Chelems se jouaient au meilleur des 3 sets alors oui, j’en gagnerais sûrement, » a t’il conclu avec le sourire. « Gagner en 3 sets est vraiment plus facile. Je ne sais pas ce que j’ai besoin de faire pour y arriver, mais en tous cas je vais me préparer très dur physiquement pour pouvoir tenir les 5 sets en Australie. »
Les autres joueurs sont à présent prévenus: Nikolay Davydenko veut lui-aussi devenir géant.
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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 21:09
C’est à Londres que se disputera la célèbre finale des Masters qui oppose depuis 1970 les huit meilleurs champions de l’année sélectionnés à la sueur de leur front après avoir atteint les plus hautes places des podiums internationaux. Et, autant dire que la tension risquerait bien d’être rapidement palpable sur le central du gigantesque 02 Arena entre la majorité des protagonistes qu’une année 2009 particulièrement chargée a galvanisé jusqu’aux baskets.

De son côté, Roger Federer du haut de ses 61 titres – dont quatre en Finale des Masters – n’aurait presque rien à craindre de personne si ses résultats récents en indoor n’avaient pas laissé planer un goût d’inachevé. Déjà, sa défaite en finale de l’US Open annonçait elle un léger passage à vide que le n°1 mondial préférait dissimuler bien au chaud dans sa Suisse natale pendant que ses collègues de labeur trempaient leurs maillots sur les courts asiatiques de l’autre bout du monde. Puis, sa remise en route à Bâle devant un public attentif avait immédiatement remis les choses à leur place et couvert les journaux de titres éloquants qui criaient déjà à la renaissance du Maître Federer.

Seulement voilà, il y en avait un qu’on redoute souvent sans pour autant le craindre et qui possède dans sa raquette l’un des plus beaux tennis de cette dizaine. Venu de Serbie, le jeune Novak Djokovic n’avait, quant à lui, pas encore satisfait sa soif de victoires malgré ses 14 titres antérieurs, dont celui de Beijing qu’il décrochait face à un Marin Cilic particulièrement pugnace. Et celui-là comptait bien vampiriser jusqu’au dernier de ses adversaires pour s’annoncer clairement comme l’homme fort de cette fin de saison. Ce n’est ni un Roger Federer battu chez lui en finale 6-4 4-6 6-2, ni un Rafael Nadal épinglé 6-2 6-3 sur son fond de court à Bercy, qui en auraient dit le contraire.

D’ailleurs, si les fans inconditionnels de l’Espagnol aux 36 titres trouveront peut-être la critique difficile en cette fin de saison, il n’en reste pas moins que leur courageux n°2 mondial n’a certainement pas dit son dernier mot malgré un retour difficile en indoor où il n’a guère pour habitude de s’illustrer. Cette année ternie par des blessures lui aura peut-être causé un affaiblissement physique passager, mais ne lui aura en rien ôté son caractère volontaire et résolu qui le pousse toujours un peu plus aux bords de ses propres limites. Si la machine connait quelques remous, le moteur quant à lui continue à carburer et pourrait éventuellement amener le champion à puiser dans ses ressources pour tenter d’aller décrocher une place de n°1 mondial qu’il avait perdu en milieu d’année, au bénéfice du grand Federer.

Voici qui, déjà, annonce une atmosphère particulièrement électrique entre les trois premiers mondiaux, et que dire de celui qui les talonne de très près et qui, pour ajouter à sa motivation déjà gargantuesque, aura le soutien de ses îles britanniques auxquelles il appartient? Andy Murray, 22 ans, 14 titres et déjà une finale en Grand Chelem… Un palmarès très honorable mais certainement pas à la hauteur de son jeune talent à la détermination insatiable. Cette année, l’actuel 4e mondial n’aura décidement eu peur de personne: Rafael Nadal, Novak Djokovic, Roger Federer auront tous subi les foudres de son ambition grandissante qui le pousse continuellement à disposer d’un tennis toujours plus solide pour laisser à ses adversaires le goût amer de l’impuissance qu’apporte ses victoires.

Alors, de ceux qui suivent, il n’y aurait peut-être qu’un Juan Martin del Potro, dont le grand public aura enflammé les explois à l’US Open où il évincait Roger Federer d’un sixième titre consécutif, qui pourrait relever éventuellement les défis que se sont lancés les plus grands si ses prestations récentes ne l’écartaient pas légèrement du brillant quatuor. Mais si l’Argentin n’a pas encore confirmé depuis son sacre inattendu à Flushing Meadows, il demeure cependant un candidat sérieux et adepte des défis titanesques dont il possède toute la carrure.

Et puis, toujours présent et toujours menaçant, le brave Nikolay Dayvdenko depuis 2005 ne cesse de répondre présent à ce grand rendez-vous de fin d’année où il avait atteint les demi-finales lors de la saison précèdente. Fier de ses 18 titres actuels dont un grapillé à l’Espagnol Rafael Nadal au Masters 1000 de Shanghai, il y a quelques semaines de cela, le Russe téméraire pourrait bien accepter le bras de fer et venir bousculer de part son expérience les joueurs les plus ambitieux.

Enfin si ca n’est par l’âge, Fernando Verdasco et le très contreversé Robin Soderling seront les deux petits nouveaux qui effectueront leurs premiers pas en Finale des Masters. Solides sur terre comme sur dur, ces joueurs là demeurent toujours de ceux que doivent craindre même les plus endurcis, car ils possèdent dans leurs raquettes quelques surprises que les grandes occasions révèlent et subliment pour le plus grand plaisir des amateurs d’évènements impromptus, comme les 1/8e de finale à Roland Garros cette année où un Rafael Nadal entamé perdait sa couronne sous le joug d’un Robin Soderling au sommet de sa forme.

Pourtant de ces huit là, un seul sera sacré Maître des Maîtres au sein de la O2 Arena que l’on pourrait bien voir trembler sous les assauts de nos champions. Alors, qui se montrera le plus habile des huit? Qui se hissera jusqu’au titre tant convoité que chamarre un butin conséquent, reservé à celui qui se montrera sans failles? La réponse le 22 Novembre, jour où débuteront les hostilités.
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1 mars 2009 7 01 /03 /mars /2009 20:59

Le devoir d'un bon entraîneur est  "d'avoir du respect pour: toi-même, l'adversaire, le public, et les autres".

Voici la devise de Toni Nadal, entraîneur célèbre du petit génie de la terre battue, Rafael Nadal. Chez eux, la compétition est une histoire de famille.

Depuis l'âge de 5 ans, l'actuel numéro 1 mondial, placé sous l'oeil protecteur de son oncle, effectue sa progression en suivant ses bons conseils. Jamais un nuage n'a semblé affecter le binôme qui marche toujours dans la même direction.

Apprécié pour son honnêteté, sa franchise et sa disponibilité, Toni Nadal s'est confié à un magasine italien La Gazetta dello Sport en donnant son point de vue sur sa carrière et celle de son neveu.

"Son éducation a été faite par son père." explique Toni en parlant de Rafael. "Avec moi, il a appris la discipline, à travailler dur, et à ne jamais chercher d'excuses."

Placé auprès de Rafael depuis sa plus tendre enfance, l'entraîneur a amplement contribué à l'évolution de son joueur dont il connait les états d'âme par coeur:

"Parfois, un joueur a besoin de décharger ses nerfs sur sa raquette, son entraîneur ou le terrain. Lorsqu'il avait 10 ans, Rafael aimait aller pêcher avec ses amis. Quand il perdait, il se lamentait. Je lui disais:' soit tu t'entraînes à être un pêcheur, soit tu t'entraines à être joueur de tennis.' Et durant sa carrière, il n'a jamais cassé une seule raquette."

En revenant sur le passé de Rafael, Toni Nadal n'a pu s'empêcher de raconter quelques petites anecdotes, au cours desquelles sa pédagogie a brillé:

"Il y a quatre ans, avant de jouer contre Hanescu, il voulait se manger 4 croissants au chocolat. Son manager, Carlos Costa m'a dit qu'il ne devait pas le faire. Je lui ai répondu :' laisse-le, s'il a mal à l'estomac, ca lui apprendra.'  A l'Us Open 2005, il s'était plaint des balles et je lui ai dit: ' si tu veux, nous pouvons retourner à Majorque...'  L'adaptation n'est qu'une question de mental... L'entraînement passe aussi par la parole, qui doit être dure pour maintenir une certaine discipline. Le devoir est difficile parce que la vie l'est aussi. Autrement, on ne peut pas gagner Roland Garros 4 fois et 1 fois Wimbledon."

Malheureusement blessé depuis Bercy, Rafael Nadal a du écourter sa fin de saison en faisant l'impasse sur le Masters de Shanghai et sur la finale de la Coupe Davis. Sur son avenir, Toni a tenu a donner son avis:

""Nous espérons qu'il gagnera son 5e Roland Garros en 2009.":

Mais malgré les blessures qui ont souvent affecté son tennis. , l'Espagnol s'est toujours maintenu à niveau, grâce à une mentalité de fer qu'a su lui inculquer son oncle:

"Il y a un an, il avait perdu contre Nalbandian et Youzhny. Je lui ai dit qu'il devait toujours se battre jusqu'au bout car il y a toujours une possibilité. Je lui ai dit qu'il devait se battre comme lorsqu'il avait 8 ans et qu'il était opposé à des adversaires de 12 ans. Avant la rencontre, je lui ai dit: 'va y tranquille. Si les choses tournent mal, je suis sûr que la Providence va faire en sorte qu'il pleuve, et la partie sera ajournée.' Il perdait 3-0 avant de remonter à 3-2. Et, tandis que nous espérions qu'il s'arrète là, il m'a dit: 'je peux gagner'.

Après s'être hissé à la tête du classement mondial, Rafael a atteint les objectifs qu'il s'était fixé pour la saison 2008, en détrônant le grand Roger Federer, alors confortablement assis sur son trône, depuis quelques 4 années.

S'il avait son talent, Rafael ne perdrait jamais." a confié Toni Nadal.  "Il a beaucoup de respect pour lui. La grande force de Rafa est de toujours rabattre la balle à l'intérieur du terrain. Il possède cette capacité, mais elle n'est pas exceptionnelle. Il a eut l'intelligence de garder toujours la même équipe, le même entraîneur, le même préparateur physique, et aussi la même fiancée...".

Pour le concerné, il se contente de se focaliser sur les grands évènements à venir, dont l'Open d'Australie qui marquera le grand départ de la nouvelle saison: "C'est le premier objectif, mais je ne vis pas en pensant que je débute l'année en tant que numéro 1. Simplement, je m'entraîne tous les jours, parce qu'à 22 ans, il faut évoluer. Et dans un sport aussi compétitif que le tennis, si tu n'évolues pas, tu te fais vite dépasser."

Paroles très réfléchies pour un jeune joueur qui porte en lui toute l'expérience et la sagesse d'un homme, discrètement assis dans les tribunes lors des tournois, mais dont l'analyse et les conseils demeurent essentiels pour aller jusqu'au bout et porter ses capacités jusqu'au sommet du tennis international.


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