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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 14:59
IW, 19/03/2009

Q: A quel point Fernando Verdasco a t'il progressé depuis 6 mois?
RF: Et bien, ca ne s'est passé qu'en deux sets... ca a duré 1h20, je crois alors... c'est difficile de se faire une idée précise. Je suppose que nous avons, tous les deux, joué bien mieux dans notre carrière mais c'était l'un de ces matchs dans lesquels on essaye de frapper le premier pour voir ce qui en découle.
Il est certainement plus calme sur le court. Je pense que ca doit l'aider à rester concentré et à être plus solide durant la saison.
Avant cela, j'ai joué Fernando lorsqu'il n'était pas à son top et puis je l'ai joué aussi lorsqu'il jouait bien. Alors, je trouve aujourd'hui qu'il est plus consistant.... peut-être un peu moins dangereux que ce qu'il l'était dans le passé mais c'est parce qu'il essaye d'être solide. C'était interessant de le jouer parce que c'est un joueur fantastique.

Q: Son jeu se rapproche de celui de Rafa?
RF: Et bien, ce sont deux gauchers, alors de toute évidence, ils ont des similitudes. Mais, c'est tout. Ils ont tous deux un certain lifté... mais je trouve qu'ils sont différent dans leur approche et dans leur capacité physique... Ce sont deux personnalités différentes.

Q: 4-2, dans le second set, vous sembliez controler le match, et puis il y a eu une succession de jeu dans lesquels vous aviez perdu le revers et le coup droit. Que s'est-il passé?
RF: Et bien, je ne pense pas que j'ai particulièrement bien servi. Pendant ces jeux, il a fait quelques bonnes frappes. Il a bien enduré les rallies et m'a neutralisé. Parce qu'il a quelques gros coups, et spécialement en coup droit. Il peut vous mettre la pression très rapidement.
Je pense qu'il savait que c'était sa dernière chance et qu'il devait bien jouer, ne plus faire d'erreurs. Et c'est ce qu'il a fait.
J'ai eu du mal avec mon rythme sur le revers. Je n'ai certainement pas joué le meilleur match de ma vie, mais j'ai été solide. Et, lorsque c'est devenu plus difficile, je n'ai pas su trouver les revers que je cherchais, alors ca m'a fait chuté.
J'ai été chanceux de pouvoir revenir dans le match. Je lui ai mis la pression rapidement pour me laisser une chance. Si je parvenais a dé-breaker alors je pouvais gagner le match.
Ca a été difficile. Je ne suis pas satisfait de ma manière de jouer aujourd'hui, mais pendant un moment, j'ai bien joué.

Q: Pouvez vous nous parler de Murray? Les 3 derniers matchs que vous avez disputés ont été très durs pour vous. Quel challenge représente t'il pour vous?
RF: Nous avons disputé des matchs très difficile, c'est vrai. Shanghai a été le plus dur pour moi. J'étais malade et je me suis blessé durant le match, mais je suis parvenu à jouer un bon match malgré les circonstances.
Ca n'était pas une situation facile pour lui non plus. Il était qualifié et avait décidé de me jouer. Il n'était pas à 100% mais restait dangereux. Ca a été un match excitant, mais difficile à juger.
A Doha, il a joué bien mieux. Exactement comme à Madrid. J'étais satisfait de mon niveau de jeu, et, chaque fois que j'ai gagné le 1e set, il devennait de plus en plus fort au fur et à mesure du jeu.
Je dois juste m'assurer de finir le match parce que, ca ne se joue pas au physique. En 3 sets, ce n'est jamais vraiment physique. Ca ne l'est qu'en 5 sets.
Il a fait de gros progrès. Il a acquis un mental de vainqueur et, j'aime ca. Ca va être un bon match.

Q: Vous avez remporté plus de 50 tournois. Ca vous fait beaucoup de trophée. Est-ce que je peux vous demander ce que vous en faites?
RF: Et bien, je garde un trophée dans ma chambre. J'ai gardé les plus importants: les récompenses sportives comme le Laureate Sports Awards, ou les récompenses de Suisse.
Et puis les trophées de grands tournois: ceux des Grand Chelems, des Masters Series... Certains sont trop gros pour que je les expose... Les trophées de finaliste, je n'en suis pas trop fan alors je les mets en bas de l'étagère ou bien, je les mets de côté (rire).
 
Q: Mais, par exemple, s'il y avait un feu et que vous ne pouviez en sauver que un, deux ou même trois... lesquels ce serait?
RF: Et bien, je pense que j'attraperai l'un des trophées de Wimbledon. Je metterai la médaille olympique autour de mon cou. Et , s'il me reste une main de libre alors je prendrai un des trophées de l'US Open.

Q: Les 3 dernières fois que vous vous êtes joués, c'est Andy qui vous a battu. Avez-vous des choses à travailler? Etes-vous surpris qu'il détienne ce score sur vous?
RF: Pas vraiment. C'est un bon joueur. Les bons joueurs sont difficiles à jouer. Il est jeune et se cherche encore un peu. Il change son jeu au fur et à mesure du temps. A chaque fois, il joue un peu différemment.
Alors que moi, c'est différent. Il sait ce qui l'attend. C'est l'avantage qu'ont les plus jeunes. Le désavantage est qu'ils sont un peu inconsistant. Mais lui a été consistant très tôt, ce qui est très impressionnant à voir.
Alors oui, je suis conscient qu'il m'ait battu plus de fois que ce que je l'ai battu, mais, dans les rencontres importantes, je suis allé jusqu'au bout. Je dois construire sur cette base et jouer sévère. Rien d'autre ne fonctionnera contre lui.

Q: Est-il l'un des adversaires les plus difficiles à jouer pour vous?
RF: Oui, oui.

Q: Qu'est ce que vous aimez dans son jeu?
RF: Ce que j'aime ou ce que je n'aime pas? (rire)

Q: Les deux
RF: Il a un très bon revers... l'un des meilleurs du circuit. Il a beaucoup amélioré son premier service. Il est bien plus présent sur le court, il va au filet aussi. Quand je vois ca chez un joueur, je trouve que c'est vraiment bien parce que ca se perd depuis quelques années.

Q: Lorsque vous étiez à 5-5, vous avez perdu votre service et ensuite, vous avez été capable de dé-breaker. Pouvez-vous nous dire ce qu'il s'est passé durant ces 2 jeux?
RF: Et bien, c'est lui qui a donné le rythme. A 5 partout, je savais qu'il devenait difficile et j'espérais pouvoir bien débuter ma mise en jeu. Je n'ai pas réussi. J'étais à 0-40, et je n'ai pas bien servi.
Comme je l'ai dit, il m'a neutralisé, ce qui m'a retiré de la confiance. Il est entré dans le terrain. C'est ce qu'il se passe, en général, quand on bataille un peu. Mais j'avais un set en poche et j'étais à 5-5... ce n'est pas la pire des situations.
J'ai essayé de m'en tiré. Sans succès. Alors je me suis appliqué sur le jeu de retour pour mener 0-30. Ca m'a redonné de la vigueur. J'ai pu frapper la balle avec plus de relâchement.
J'ai du sauver 1 ou 2 balles de set. C'était un moment crucial. Il s'accrochait à son service. Je pense que, au lieu d'aller le chercher, il a essayer d'assurer ses mises en jeu, ce qui aurait pu marcher. J'ai su saisir les moments incertains dans son jeu pour revenir à niveau.
Dans le tie-break, j'ai réussi à reprendre les commandes, c'est ce qui a fait la différence.

Q: Est-ce que vous êtes en train de dire que votre confiance vient et part comme on allume ou éteint un interrupteur?
RF: Oui... c'est ce qu'on ressent. Le public aussi... Je pense que, lorsqu'on joue Verdasco qui a un joueur inconstant, on peut très facilement se retrouver à côté de ses coups.
C'est un joueur capricieux. Lorsqu'il est dans ses bons jours, il devient très dangeureux... mais lorsqu'il n'y est pas, alors il se frustre et ne joue pas bien. Lorsqu'on est en face, on a tendance à réagir un peu pareil.
Si le mec est dans le genre de Hewitt ou Nadal, tu n'as pas des hauts et des bas, parce que tu ne peux pas. Contre quelqu'un comme Verdasco, ca arrive facilement... comme avec Gonzalez. Les joueurs inconstants sont difficiles à jouer.

Q: Je pensais que vous iriez de tournois en tournois en ne faisant aucune ou une seule double faute... Mais à l'Open d'Australie et ici, vous en faites deux ou trois par matchs. Est-ce qu'il y a quelque chose qui ne va pas?
RF: Oui... je ne suis pas heureux lorsque je fais 2 doubles fautes complétement débiles... c'est vrai. Je ne fais pas souvent des double fautes. Lorsque ca m'arrive, ce n'est vraiment pas agréable.
Ca vient peut-être du fait que j'ai été en repos pendant 6 semaines. Revenir et chercher à faire ce kick si spécial, ca n'est pas si facile. Mais, vous savez, je reste satisfait de mon geste et de la manière dont je ressens la balle.
Aujourd'hui, je pense que j'ai bien tenu lors des services importants, quand je le devais. Ca donne beaucoup de confiance. C'est ce dont j'ai besoin contre Andy, en demi. Je dois m'assurer de bien servir contre lui, c'est certain.


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