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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 09:48

Novak Djokovic et Rafael Nadal sont les 'pro du rebond' de cette année 2008. Aucun des autres grands noms du tennis ne rivalise avec eux lorsqu'il s'agit de faire rebondir la balle avant de servir.

Djokovic, que l'on connait pour faire rebondir la balle plus de 25 fois dans le passé, est redescendu à un chiffre plus raisonnable qui oscille entre 8 et 15. Nadal se trouve quelque part entre 4 et 15 rebonds.

Mais aucun d'entre eux ne rentre dans la catégorie de Mark Dickson, un américain de l'université de Clemson qui  a fait son entrée dans le top 40 en 1982. Son rituel atrocement long avant de servir était tellement soporifique que l'ATP Tour fut obligé de prendre certaines mesures restrictives.

"Je ne sais pas si vous vous souvenez d'un joueur nommé Mark Dickson", demande Gayle Bradshaw, vice président de l'ATP. "Il se situait entre 30 et 40 rebonds et cela, avant que nous n'aillons la règle des 30 secondes (entre chaque point) . En effet, la règle des 30 secondes a certainement été crée pour lui.

Cela se passait en 1983, et avant cela, il n'existait pas de limite de temps, juste une seule règle qui stipulait : 'le jeu doit se dérouler dans la continuité', laissée au bon jugement du Juge de Chaise.

Le nombre de rebond excessif peut être très injuste, laissant le receveur plein de questions tout en se balancant : " Va t'il frapper la balle après 5, 9 ou 15 rebonds?" Avec tout cela, la concentration du receveur vacille, donnant ainsi un avantage très clair au serveur qui contrôle l'entame de son jeu.

Dans ces cas, un joueur qui se demande combien de temps le serveur va faire rebondir la balle avant de la frapper se retrouve dans la même situation qu'un sprinter sur sa ligne de départ qui doit anticiper le coup de départ du starter. Cela joue sur ses nerfs  et peut perturber sa performance.

Est ce que l'ATP Tour a déjà envisager d'imposer un nombre de rebond limité avant de servir? "Pour être honnête, non" a répondu Bradshaw. " La seule chose qui a été discutée quelques années auparavant a été de placer une montre sur le court afin de compter le temps qui s'écoule entre les services. Mais pour bien faire, il aurait fallut en placer sur chaque terrain et cela retire également tout jugement. Nous avons simplement pensé qu'il était mieux de laisser la décision entre les mains du Juge de Chaise et faire en sorte que cela demeure équitable pour les deux joueurs."

"Si jamais il y a des problèmes avec un joueur en particulier, il faut régler cela avec lui et bien s'expliquer dans les vestiaires."

La règle des 30 secondes a été réduite à 25 en 1990.

Mais malgré cela, les joueurs continuent à trainasser. "En 1995, " se rappelle Bradshaw, "nous trouvions que le temps n'était pas suffisemment bien contrôlé par les Juges de Chaise, les joueurs retournaient à leur serviette et chacun abusait amplement du temps limite.

"Nous avons donc pris une décision juste avant Wimbledon, afin de prendre contrôle sur le temps. Avant chaque match, nous faisions un discour aux joueurs en leur disant :' Ecoutez, nous allons renforcer la règle des 25 secondes.' Cet été là fut plutôt rude pour tout le monde. Il y a eu beaucoup de violation du temps et énormément de points de pénalité donné. Mais après cela, tous les joueurs se sont mis à jouer plus rapidemment et alors, nous avons eut l'impression d'avoir atteint notre objectif. Aujourd'hui ils peuvent en disposer bien mieux. Nous n'avons plus à pénaliser tous les joueurs au delà de 26 secondes.

 "Nous n'avons jamais voulu pénaliser un joueur au service lorsqu'il commence son mouvement, il est obligatoire d'user un peu de son bon sens, comme lorsqu'il y a une grosse réaction de la foule ou lorsqu'un point très long vient d'être jouer et que les deux joueurs ont beaucoup courrus. Il y a certains contextes dans lesquels il faut savoir s'adapter. Et nous ne pouvions retirer cela aux Juges de Chaise. Ils ont, en effet, la capacité de distinguer ce qui est approprié et ce qui ne l'est pas, et ainsi régler le temps en utilisant des avertissements et communiquer entre les points. Si jamais un joueur dépasser un peu la limite, on peut ainsi lui demander d'être un peu plus rapide sur son prochain service. La plupart des joueurs réagissent très bien à cela."

En ce qui concerne le temps limite entre les points Bradshaw explique : " Les Juges de Chaise ont un chrono sur leur Pad. A chaque fois qu'ils rentrent le score, le chronomètre se remet à 0 et s'enclenche systématiquement. Avant, nous devions nous régler en fonction du temps qui s'écoule sur le tableau des scores."

Officiellement, le temps entre les points est mesuré à partir du moment où le point est fini jusqu'au moment où la balle est frappée lors de la remise en jeu.

"L'esprit de cette règle est de faire en sorte que le déroulement du match soit constamment", explique Bradshaw. " Nous ne voulons pas que quelqu'un s'attarde ou essaye de gagner du temps afin de récupérer physiquement. Si le cours du jeu s'allonge et qu'on en arrive à une balle de break dans le 5e set, et que le joueur, qui s'est bien comporté durant 4 heures, décide de prendre quelques petites secondes en plus pour reprendre son souffle et se concentrer, on ne va pas le blamer".

25 secondes imposées par l'ATP Tour, mais pour les Grands Chelems, les tournois ITF ainsi que ceux de Coupe Davis et du circuit WTA, la règle est de 20 secondes.

Mais cette règle des 20 secondes n'est pas toujours respectée et est souvent critiquée.

C'est une approche délicate pour Bradshaw parce que l'ATP est souvent en conflit avec l'ITF sur les points du réglement: " Je pense qu'ils savent utiliser leur bon sens au sujet de cette règle, et les 20 secondes s'acheminent souvent vers les 25 secondes. Cela dépend de l'intensité du match. Mais dans beaucoup de cas, 20 secondes sont insuffisantes pour bien des joueurs."

L'ATP et l'ITF ne s'accordent pas non plus sur le nombre de Challenges donnés à un joueur durant le match.

" Cette année, tous les Grands Chelem se sont joués avec 3 challenges, "explique Bradshaw en ce qui concerne le nombre de challenges par set, sans compter les tiebreaks. " L'ITF est aussi allée de 3 challenges à challenges illimités dans des matchs de Coupe Davis. Alors, afin d'unifier les règles sur tous les tournois, l'ITF devait redescendre à 3 et nous devions également monter jusqu'à 3. Nous pensions que 2 challenges étaient suffisants, mais s'il fallait changer nos décision afin que les tournois soient en concordance, alors nous l'avons fait."

L'ATP n'a pas immédiatement changer ses règles jusqu'à Février dernier, et a joué 5 tournois avec seulement 2 challenges par sets. En examinant les statistiques suite à ce changement de règles, Bradshaw a fait la remarque suivante :" Le nombre de challenges a augmenté de 9 % et l'exactitude de ces challenges n' est descendu que de 3 %. Les statistiques montrent donc que les joueurs n'ont pas abusés des challenges lorsque nous avons décidé de leur en octroyer un de plus."

En général, les joueurs ont vu juste 36% de fois lorsqu'ils avaient seulement droit aux 2 challenges, et 33 % de fois (sur 19 tournois) lorsqu'ils ont eu droit aux 3 .

Il est utile de remarquer que, lorsque le Hawk-eye a été introduit sur le tournoi Homme et Femme de Miami, en 2006, les joueurs ont eut raison 1/3 de fois. Même si cela peut paraître peu, cela veut dire qu'un bon nombre d'erreurs a été corrigé, pendant que quelques millions de fans se délectaient face au grand écran du stadium ou face à leur poste de télévision.

Tom Tebbutt, Trad M.E THIEL
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