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24 décembre 2008 3 24 /12 /décembre /2008 20:53

Pour tous les fans de tennis, l'année 2008 est devenue celle de tous les changements. Qui aurait cru qu'après 4 ans de règne incontesté, le grand Roger Federer perdrait sa courrone pour la déposer aux pieds d'un Rafael Nadal au sommet de son art? Qui aurait cru que le jeune Juan Martin Del Potro, dont le nom restait encore inconnu en début de saison, ferait son entrée fulgurante dans le top 10 tandis que son compatriote, le solide Nalbandian se verrait repoussé à la 11e place après 5 années de présence?

Tout a commencé à l'Open d'Australie, le 14 janvier 2008. Comme vainqueur, on ne donnait qu'un nom: Roger Federer. Gagnant du titre en 2007, 2006 et 2004, l'homme de tout les records paraissait invincible et réitérer une année de suite semblait totalement à sa portée. Il y avait bien Rafael Nadal pour espérer lui faire un peu d'ombre, seulement voilà: en dehors de sa surface de prédilection, la Terre Battue, on voyait mal le petit prodige Espagnol venir troubler la suprématie ultime du Maître Federer...

Habitué aux finales entre ces deux grands, on avait tendance à en oublier plus d'uns, et particulièrement le Serbe, Novak Djokovic, qui avançait progressivement dans l'ombre superbe de ces deux monstres du tennis international. Propulsé dans le top 10 en 2007, Novak a toujours impressionné par sa dextérité, sa précision et son talent. Mais le joueur, arrogant par moments, hilarant par d'autres, semblait alors bien incapable de pouvoir tenir la distance, lui que la jeunesse et les fautes d'irrégularités compromettaient aux yeux de chacun. Mais le résultat fut là: en demi-Finale contre le grand Roger, 3 sets, 7-5 6-3 7-6, et Novak réalise un exploit.

Et puis, il y en avait un autre que l'on attendait pas, Jo-Wilfried Tsonga, un Francais classé 43e, à la carrure imposante mais au physique trop fragile, qu'un Rafael Nadal n'aura pourtant pas su faire trembler. 3 petits sets, 6-2 6-3 6-2, et exit l'Espagnol. " C'était comme une avalanche", dira t'il. Triste mine pour les favoris, le ciel de Melbourne ne leur était pas favorable.

Une première entrée en matière inespérée pour un tournoi tant convoité, et Novak Djokovic remporte son premier titre en Grand Chelem. Les plus orgueuilleux diront qu'ils s'y attendaient, mais personne n'aurait parié sur une telle issue.

Et que dire de la suite?

Pour sa première participation au tournoi international de Marseille, le britannique Andy Murray s'empare du titre avec classe, 6-3 6-4, face à Mario Ancic. Sa victoire passe pratiquement inaperçue aux yeux de tous, car le jeune joueur, classé 11e, se fait très vite voler la vedette par une nouvelle qui secoue le monde du tennis: Roger Federer souffre de la mononucléose et son début de saison est mis en suspend.

Décidément, on pouvait se demander ce qui ne tournait pas rond à cet instant, et si les Dieux du Tennis n'avaient pas décidé de s'adonner à quelques facéties. Il fallait que cela cesse.

Mais à Rotterdam, re-belote. Point de Roger Federer pour inquiéter  Rafael Nadal, mais quelques très bon joueurs sur dur tels que Feliciano Lopez, Andy Murray, Robin Soderling ou Nikolay Davydenko. Pourtant, aucun d'entre eux n'aura le privilège de soulever le trophée. Mais à la place, encore un français, Mickael Llodra, alors 60e mondial.

2008 devait être l'époque des outsiders, ceux dont la destinée se retrouvait soudainement chamboulée. Pour Roger Federer, le cauchemard continuait:

A Dubaï, le tenant du titre s'écroule au 1e tour face à Andy Murray, 6-7(6) 6-3 6-4, et cède son trophée à Andy Roddick. Finale de gros serveurs qui oppose la star américaine à Féliciano Lopez et déjà 2e victoire d'Andy depuis le début de saison.

Pour le duo infernal, Federer / Nadal, rien ne semblait tourner rond. D'un côté, on attendait avec impatience le lancement des hostilités, et de l'autre, on le redoutait...

Et puis vint le temps des Masters Series. Premier grand rendez-vous pris à Indian Wells. Cette année, Roger Federer se frayait un chemin jusqu'aux demi-finales. Mais dans son tennis se lisaient les troubles de quelques doutes trop lourd... Etait-il réellement débarassé de cette vilaine maladie? Pouvait-il remporter le titre? Ce jour là, Mardy Fish possédait la réponse, en deux sets, 6-3 6-2. Roger Federer s'en allait la tête basse, tandis que Novak Djokovic la redressait fièrement et remportait ses demi-finales face à son grand rival, Rafael Nadal, 6-3 6-2, puis la Finale, 6-2 5-7 6-3. 3e titre en Masters series pour le jeune joueur aux dents longues qui se propulsait, alors, au premier plan de la scène internationale.

Suite à ces résultats, on pouvait penser que les troubles du début de saison n'étaient que passagés et qu'après tout, 2008 s'annonçait brillant pour le Serbe qui entrait en matière avec fougue et détermination. Mais il n'en était rien, le sort réservait encore bien des surprises.

A Miami, quelques jours plus tard, Novak se faisait sortir dès le premier tour par Kevin Anderson, 122 mondial, dont on entendra plus parler durant tout le reste de la saison. Et puis vint le tour de Roger Federer qui tombe en quart de Finale. 2008 boudait une nouvelle fois ses champions de la veille. Heureusement pour Davydenko, le Russe aux prestations ponctuelles, la victoire sonnait en son nom, et c'est face à un Rafael Nadal en forme qu'il soulevait son 2e trophée ATP Master.

Malgré quelques défaites amères, il était difficile de ne pas remarquer les progrès de l'Espagnol. Ceux qui l'annoncaient vaincu se trompaient lourdement et il fallait attendre la saison sur terre battue afin d'avoir une si belle démonstration de tennis que les annals de Roland Garros et de Wimbledon s'en trouvent marquées à jamais.

Les tournois de Monte Carlo, de Barcelone, d'Hambourg défilaient sous l'effigie du Taureau de Manacor que rien ne pouvait arrêter. Sauf un autre Espagnol, Juan Carlos Ferrero, à Rome, dès le premier tour. Les uns remetteront cela sur le compte de la fatigue, les autres sur celui de la malchance, mais de tous les joueurs présents, Novak Djokovic ne s'en plaindra jamais. Après avoir  bataillé pour arriver en finale, le Serbe remporte la victoire face à Stanislas Wawrinka, 4-6 6-3 6-3.

Non seulement avait-il débuté la saison sur dur d'une manière remarquable, mais en plus savait-il mener rudement son jeu sur terre battue. Le jeune champion montrait des capacités dignes d'un très grand.

De son côté, Roger Federer menait sa barque et entamait enfin sa saison en s'emparant du trophée d'Estoril face à Nikolay Davydenko. Une première victoire sur un abandon n'avait rien de très glorifiant pour le premier mondial, mais on le nommait tout de même dans les favoris pour Roland Garros.

La suite, tout le monde la connait. Enfin les titans se retrouvaient opposés sur le mythique Court Central de Roland Garros pour la 3e fois de leurs carrières. Cette finale, tant attendue faisait frisonner le monde entier. Rafael Nadal pouvait-il réaliser le quadruplé? Roger Federer pouvait-il enfin remporter ce trophée qu'il désire tant? Les dès étaient jetés.

Mais que pouvait Roger Federer face à Rafael Nadal, ce jour là? 6-1 6-3 6-0 et le trophée retournait en Espagne. Rafael gagnait la partie et continuait à régner sur ses terres, en maître incontesté. Son assurance et sa domination lui permettaient dorénavant d'entrevoir de nouveaux horizons: pourquoi ne pas aller chatouiller le grand Roger sur son propre terrain?

05 Juillet 2008, Wimbledon. Après avoir remporté chacun un International series 2 sur herbe, les deux rivaux se retrouvent de nouveau face à face, pour le 3e grand rendez-vous de l'année. L'histoire du tennis allait être écrite avec l'art et la manière. Après 4h40, 5 sets et 3 interruptions dues à la pluie, Rafael Nadal vient, une fois de plus, à bout de Roger Federer. "C'est le désastre" résumera le perdant; "C'est un rêve" dira le vainqueur. L'un rajoute un trophée à sa collection, l'autre une défaite des plus terribles.

Parmi les tumultes de cette victoire,  il y avait, dans le lot, un jeune joueur dont le nom commencait à se faire entendre: Juan Martin del Potro. Une stature de géant, un service-canon, une tenacité remarquable. L'Argentin de 19 ans, avide de victoires, avait encore tout à prouver.

Quelques semaines plus tard, il remportait le tournoi de Stuttgart, puis celui de Kitzhbüel, en Autriche tandis que, dans la foulée, Rafael Nadal s'emparait du Master de Toronto, disputé sur dur, face à Nikolas Kieffer. Le talentueux Andy Murray gagnait son premier titre en Master à Cincinnati, face à Novak Djokovic. Pour Roger Federer, le vent semblait avoir définitivement tourné mais son cap restait solidement fixé sur l'US Open.

De ces jeunes joueurs qui se révélaient, tous rêvaient de remporter le dernier Grand Chelem de la saison, et les prétendants au titre étaient nombreux. Juan Martin Del Potro rajoutait 2 autres victoires, à Los Angeles puis à Washington et Rafael Nadal s'emparait de l'or aux JO de Pékin. Roger Federer se refaisait une santée en gagnant le double au coté de Stanislas Wawrinka. Le quadruple tenant du titre était-il de retour?

Sur les courts de Flushing meadows, après avoir éliminé Novak Djokovic, 6-3 5-7 7-5 6-2, Roger Federer se retrouvait opposé à Andy Murray, le britannique dont on avait senti les belles capacités et qui, pour atteindre la finale, avait du batailler contre Stanislas Wawrinka, Juan Martin del Potro et Rafael Nadal. Belle revanche sur les JO de Pékin durant lesquels Andy avait été inexistant.

Après 3 sets, 6-2 7-5 6-2, le Roi Roger Federer était de retour et remportait son 13e titre en Grand Chelem. On ne pouvait pas plus heureux que Roger, ce jour là, qui renouait enfin avec la victoire. "Je ne vais pas m'arréter à 13" déclara t'il juste après sa victoire, et le stadium d'Arthur Ashe acclama ses paroles pour l'y encourager.

Mais la victoire ne venait-elle pas trop tard, et Roger Federer ne devait-il pas céder sa place de numéro 1 au jeune Rafael Nadal qui la convoitait depuis plus de 3 ans? Roger payait là une note salée d'un début de saison catastrophique pour un joueur habitué aux victoires. Désormais, la scène du tennis international avait un nouveau représentant en la personne de Rafael Nadal et l'enjeu était maintenant d'y rester le plus longtemps possible.

Du côté français, de belles prestations allaient se jouer, que ce soit pour Gilles Simon, vainqueur à Indianapolis puis à Bukarest, en Roumanie, ou pour Jo-Wilfried Tsonga, qui prenait sa revanche sur Novak Djokovic, à Bangkok en remportant le tournoi en deux sets, 7-6, 6-4. Il fallait dorénavant les avoir bien à l'oeil. Du côtés des habitués, David Nalbandian, très productif sur les tournois Indoors de fin d'année, s'octroyait une belle victoire au tournoi de Stockolm face à Robin Soderling, tandis qu'Andy Roddick brillait à Pékin.

Pour l'un des derniers Masters de l'année, à Madrid, les jeux étaient donc loin d'être faits et les demi-finales offraient une issue particulière pour ces jeunes venues avides de victoires : Rafael Nadal chutait face à Gilles Simon , 3-6, 7-5, 7-6 tandis que Roger Federer s'inclinait face à Andy Murray, 3-6 6-3 7-5. N'y avait-il pas de meilleure récompense pour Andy que de gagner son 2e titre en Master dans la même année? Le britannique ne se voyait pas arrêter là.

Une semaine plus tard, pendant que Roger gagnait à Bâle et que Soderling s'octroyait Lyon, Andy Murray, lui, rechaussait ses baskets sur les courts de  St Petersburg pour tenter d'effectuer le doublé. Vainqueur, l'année précédente, face à Fernando Verdasco qu'il passa sans problème cette année, Andy se retrouvait opposé, à la grande surprise de tous, à Andrey Golubev, issu des qualifications et tombeur du grand Marat Safin. La victoire s'avérait simple pour le britannique qui ne fit pas les choses à moitié, 6-1 6-1 et un nouveau trophée en poche.

Enfin, le dernier Master de la saison arrivait à grand pas et les doutes ne cessaient de grandir. Il y en avait des noms à citer pour la place de vainqueur! Le tenant du titre, David Nalbandian faisait belle impression tandis que les Français Tsonga, Simon, Monfils poussaient jusqu'en huitième de finale. Les quarts de finale offraient un plateau alléchant, opposant les hommes forts du moment, mais voila... une saison trop chargée devait avoir raison des meilleurs et Juan Martin del Potro atteint au pied, Rafael Nadal blessé au genou et Roger Federer souffrant du dos, se retirèrent prématurément de la compétition. La finale avait une saveur amère pour les fans de tennis, même si elle s'annonçait palpitante: Jo Wilfried Tsonga contre David Nalbandian. Première victoire en Master pour Jo qui avait si bien débuté la saison et grosse déception pour David Nalbandian qui rêvait d'effectuer le doublé.

Pour la majorité des joueurs, la saison 2008 s'arrêtait enfin avec son lot de jolies surprises, et son lot de vilaines déceptions. Mais pour les meilleurs, il fallait encore s'affronter à Shanghai, lors de la Masters Cup. Malgré l'absence de Rafael Nadal et les performances mitigées de Roger Federer et de Juan Martin del Potro affectés par leurs blessures, la courronne souriait à Novak Djokovic et Nikolay Davydenko, tombeurs respectifs de Gilles Simon et Andy Murray. Pour le Serbe, rien ne valait mieux que de commencer la saison par une victoire et de la terminer par une victoire. Après un match brillant et toute son habileté retrouvée, Novak Djokovic se voyait sacré Maître des Maîtres sur le court Central de Shanghai, 6-1, 7-5.

Pour les autres, cela n'était que partie remise, et tous se sont fait la promesse de revenir l'année prochaine, plus forts et plus redoutables que ce qu'ils ne l'ont jamais été.

Alors, quel bilan peut-on faire de cette saison 2008, si ce n'est celui de ne jamais se fier à ses propres convictions? Roger Federer n'était finalement pas invincible et Rafael Nadal n'était pas au bout de ses capacités. Derrière eux se profilent des joueurs à la volonté de fer et aux capacités énormes qui se sont révélées tout au long de l'année. Qui peut donc prédire, avec certitude, ce que nous réserve l'année 2009?

Mieux vaut rester sur ses réserves et souhaiter que cette nouvelle année soit aussi riche en rebondissements et en émotion, dans des matchs tout aussi passionnés que ceux auxquels nous avons eu le bonheur d'assister, lors de cette mémorable année 2008.



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